Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
26/06/2015
Mots-clés : livre, publication, photographie,
 

"En train de ....", un livre photo de Jacques Campens

Introduction du livre « en train de... »
"J'ai appelé cette série de photos « en train de ... » car je suis un ferrovipathe profond et inguérissable et, très souvent, je ne termine pas mes phrases…. Grand amateur de véhicules sur rails (une passion qui m'a été communiquée très tôt par mon père), je décide au début des années 1980 d'acheter de vieilles banquettes en bois de voitures de la SNCB chez un antiquaire. Dessinées par l'architecte Henry van de Velde, elles furent construites en 1935. L’envie de faire une série thématique qui les utiliserait comme décor commença à germer peu de temps après leur installation dans mon studio de prise de vue. Les premières photos furent prises en juillet 2009 avec Carole Vilt, une amie qui a travaillé comme modèle. Très vite, d’autres invités - en grande partie issus du monde du cinéma - furent séduits par le projet et acceptèrent d'y participer. La série s’est arrêtée en août 2012.
Les 4 banquettes et un mur de briques noires en arrière-plan constituaient le décor imposé aux «victimes» ; celles-ci devaient trouver une action à mettre en scène car elles sont «en train de ...». Dans tous les cas, cette action était l'idée des invités, libres de toute contrainte et sans savoir ce que les autres ont fait. La prise de vue était faite à la Méliès : si un trucage s'imposait, il était à faire sur le plateau et pas en post production. Je me suis beaucoup amusé en réalisant ce projet et j’espère que ce fut aussi le cas de tous ceux qui y ont participé; qu'il en soit de même pour vous, ami lecteur! Jacques Campens, cinéaste, photographe, ferrovipathe
Cover du livre En train de... de Jacques CampensJacques Campens a voulu, dès ses 17 ans, « faire du cinéma » ! Pendant ses études de cinéma à l'InRaCi, il rencontre Raymond Burlet. Ensemble ils commencent ensemble à faire du cinéma d'animation, alors que l'Institut n'offrait aucune formation pour cette spécialisation. Jacques débute ses activités professionnelles comme caméranimateur sur pellicule 16 et 35 mm au Studio Bob Vandersteen (le fils de Willy, le papa de "Bob et Bobette") où il filme des génériques et dessins animés pour la BRT et la RTB. En 1973, il crée son propre studio, le Studio Jacques Campens. Il réalisepour la RTBF des génériques, diverses animations et habillages d'antenne en collaboration avec Frédéric Jannin, Jean-Louis Lejeune et beaucoup d'autres. En 1975, il participe à la prise de vue de Tarzoon, la honte de la jungle de Picha. Il travaille comme photographe de plateau, de presse et de spectacle et il commence aussi à réaliser des génériques de courts et longs métrages. Au fil de sa carrière, il a ainsi pu rencontrer non seulement la plupart des grands noms du cinéma belge, mais aussi les futurs réalisateurs issus de toutes les régions du pays, car ceux-ci avaient droit à un générique professionnel pour leurs travaux de fin d'étudesMembre du jury extérieur de la Cambre pour l'atelier Cinéma d'animation à partir de 1980, il y croisera aussi tout le gratin du monde de l'animation. Caméra 16 mm à l'épaule, il part cette année-là en Indonésie, Malaisie, Mali et Portugal avec Michel Drachoussoff pour « Exploration du monde ». En 1981, il fait réaliser à fonds propres le prototype du premier banc-titre géré par ordinateur en Belgique. En 1985, il est assistant de la réalisatrice Chris Vermorcken pour son long métrage Léonor Fini et en assure la prise de vue au banc-titre. Une partie du court métrage Een griekse tragedie de Nicole Van Goethem (Oscar du film d'animation en 1987) a été tournée chez lui, ainsi que son deuxième court Vol van gratie. Il auto-produit et réalise le court métrage d'archéologie ferroviaire Petite fugue pour tram vicinalEn 1988, il crée la société « Aniway » (the way of animation). À partir de 1990 et pendant 10 ans, il organisera le prix du public de la section courtsmétrages belges du Festival du Film de Bruxelles. En 1993, il crée un studio spécialisé en animation d'objets: pâte à modeler, poupées, ... et y tourne des habillages d'antenne pour la VRT, VT4, et divers films publicitaires avec le premiermotion controlde Belgique. En 1997, deux premières mondiales au studio Aniway : la prise de vue des premières images numériques pour écran géant (IMAX) et le court métrage d'animation de Guionne Leroy Arthur filmé avec un appareil photo numérique converti en caméra de film d'animation. Ces projets innovants de Stéphane Simal ont été réalisés avec l'aide de Kommer Kleijn et Paul-François Fontigny et inaugurent une méthode devenue standard par la suite. Il ne s'arrête pas là, car en 1998, il crée une nouvelle société « Anyway B » et met à disposition des clients belges et étrangers un motion control transportable : le Milo. Il participe à divers films publicitaires et clips vidéo tournés en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, en France, en Espagne et en Tchéquie;  à Madrid, il tourne des séquences pour Mar Adentro de Alejandro Amenabar et à Barcelone pour Fragile de Jaume Balagueró. De 2004 à 2008, il offre le Prix du public de la compétition nationale au Brussels Short Film Festival. Il a aussi été membre du jury aux festivals de Braine-l'Alleud, Château-Chinon, et au Brussels International Fantastic Film FestivalAprès 43 années de bons et loyaux services rendus à l'art de l'image par image sur pellicule - ce qui signifie travailler au 24ème de seconde et au centième de millimètre - il arrête ses activités, commence à vivre en live action et s'amuse à faire ce livre.
124 pages au format 21,5 x 21,5 cm, papier 150 g/m² mat et couverture cartonnée 300 g/m² plastifiée.
160 photos couleurs de 146 personnes (75% du monde du cinéma belge, 90% de la région bruxelloise) et textes. Préface de Thomas Gunzig.

Le livre est accessible auprès de CINEMATEK. Il est également en vente à cinergie.be au prix de 30€, tout frais compris.
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