Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/08/2001
Mots-clés : critique de cinéma,
 

L'Arbre au chien pendu d'Olivier Van Malderghem

 Lorsque le monde reste opaque, partagé entre les exhibitionnistes et/ou les voyeurs de Loft Story et les blockbusters " mainstream " de nos amis américains, il est tentant de revenir à l'âge d'or du cinéma, lorsque celui-ci traduisait le monde plutôt qu'un monde. L'Arbre au chien pendu déroule son histoire dans l'Histoire. Nous sommes en 1945. Micha, rescapé d'un camp d'extermination nazi, retrouve sa femme Wanda. Très vite, il se rend compte qu'elle se comporte de façon étrange vis-à-vis de leur fils Dan, dont l'absence lui paraît suspecte.
Wanda s'embrouille dans ses explications, appliquant, de manière plus douce, la logique du chaudron que Freud a si bien démontée. Grâce à de multiple flash-backs qui éclairent le récit, le spectateur reconstitue l'histoire de Dan poursuivi avec sa mère (ont-ils sauté du train qui les déportaient ?) par les soldats SS. Wanda, épuisée, blessée, confie l'enfant à une paysanne rencontrée pendant sa traque, près de l'arbre du chien pendu, dans une encoche duquel elle a caché une médaille de l'étoile de David. On ne vous raconte pas le dénouement. C'est une fin ouverte. La réalisation est de facture classique (plans sobres au présent, plans chahutés au passé) avec, en contrepoint aux images, la musique romantique écrite à partir du Peer Gynt d'Edvard Grieg.

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