Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/02/2005
Mots-clés : critique de cinéma,
 

La Corde de Willy Kempeneers

La Corde de Willy Kempeneers est un film qui se tient sur une corde raide. Si on vous donne le pitch et si vous êtes fans de Willy Kempeneers, comme nous, vous constaterez qu'il n'est pas devenu, avec le passage au troisième millénaire plus optimiste qu'avant. Le monde va mal.
On fonce dans un mur caché par un brouillard médiatique anesthésiant. Imaginez, dans l'opacité du monde, des survivants d'une catastrophe qui se hissent au sommet d'un immense rocher pour échapper à leur destin. Peut-on y échapper ? Bonne question auquel nous laisserons l'auteur répondre dans la chute du film. En tout cas, le groupe s'éclaircit, au fur et à mesure que le rocher se fissure. Les gens tombent dans le vide comme happés par une fin de parcours inéluctable. Reste deux personnes. Un homme et une femme qui ont la particularité d'avoir été les deux premiers réfugiés du peloton. On devine qu'une complicité les unit. La femme voit une corde, s'engage, en équilibriste sur la corde pour quitter un abri qui n'en est plus un. Las, elle manie la marche forcée sur la corde avec une telle instabilité qu'elle tombe à son tour. Reste le survivant qui, à son tour s'engage sur la corde avec plus de souplesse. On ne voit pas où elle conduit. Sauf, que surgissant face à lui un homme, qui est son double plus âgé, lui fait face. Que va-t-il se passer ?
Vous retrouverez l'univers singulier de Willy Kempeneers, sa construction du récit en fable mais aussi son regard, fait de plongée et de contre-plongée, d'un cadre rigoureusement composé.

 

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