Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/10/1998
Mots-clés : critique de cinéma,
 

La Dinde de Sam Garbarski

La Dinde : Un conte de Noël juif, Festival du Film Francophone de Namur (1998).
Bruxelles, Noël 1953. Rosa et son mari Alfred accueillent le frère de Rosa qui a réussi en Amérique et vient leur rendre visite. Pour lui faire honneur, Rosa a acheté une dinde qu'elle demande à Alfred de plumer. Mais cette dernière est livrée vivante. Et tuer une dinde, quand on n'a pas l'habitude et l'âme un rien sensible, ce n'est pas de la tarte.
Tourné par un juif, autour d'un couple de petits juifs, La Dinde est un petit joyau d'humour juif, fait d'une fine observation des petits travers de la vie quotidienne et d'un gros canular aux relents symbolistes appuyés. C'est un regard attendri que Sam Garbarski et le scénariste Philippe Blasband portent sur leurs personnages : l'amour d'Alfred pour Rosa, l'amitié entreLa Dinde de Sam Garbarski notre homme et son voisin Fons, qui l'a caché pendant la guerre, l'affection de Rosa pour son frère.
Ainsi rendu sympathiques, on ne peut que rire des petites faiblesses de nos protagonistes (les dégustations de vodka et de bières entre Fons et son pote Alfred...), d'un rire complice et chaleureux, sans méchanceté aucune. Puis la tarte à la crème, bien sûr, c'est la dinde. Cette dinde échappe à tout, même au gazage dans le four de la cuisinière, perd bien quelques plumes mais y gagne une petite laine. N'est-elle pas une allégorie osée du peuple juif lui-même? Audace qui rend d'autant plus sympathique ce film peut-être juste un peu trop gentil.

 

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