Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/01/2000
 

Vive le Duc! de Pierre Levie

C'était le temps de l'expo, et Bruxelles faisait son cinéma

Dans la Belgique de la fin des années cinquante, encore fortement marquée par le syndrôme " Belgique joyeuse ", Pierre Lévie fait du cinéma. Une collaboration belgo-française plus précisément, qu'il coproduit avec Helga Films (Paris) et coréalise avec Jean-Marc Landier et Michel Romanoff.

Vive le duc ! de Pierre LévyComédie bucolique à l'humour populaire et bon enfant qui était alors la marque de fabrique du cinéma de fiction bien de chez nous, Vive le Duc! sortira au début de 1960. Pierre Lévie, c'est aujourd'hui Sofidoc, et la dynamique maison de production belge a décidé de ressortir en vidéo ce témoignage d'un cinéma belge aujourd'hui oublié.

Capelle, Brabant bilingue. Pour trouver les fonds qui devraient permettre au village de se doter d'un collecteur d'égouts, les habitants, menés par le populaire Tisch Verdeylen, décident de mettre en scène un mystère moyenâgeux inspiré d'une légende locale. Les héros en sont le duc Jean de Brabant et la patronne du village, sainte Nèle, au grand dam de leur irascible bourgmestre qui n'apprécie pas trop une telle représentation de ses lointains ancêtres. Heureusement, sa tante et sa fille sont, elles, aux côtés des villageois et après bien des péripéties, le spectacle aura lieu, mais pas tout à fait dans les conditions qu'on avait imaginé.

Entièrement tourné dans la commune de Woluwé Saint Lambert (qui a vraiment bien changé) et avec les habitants de la commune (idem), le film nous offre le plaisir de retrouver, bien en verve, quelques comédiens bruxellois de jadis, dont Charles Janssens et le populaire Victor "Bossemans" Guyau. Coprode oblige, quelques comédiens français viennent rehausser la distribution: Francis Blanche (irascible bourru), Amédée (comique troupier) et Marie-José Nat (vraie bonne surprise en ingénue, à l'époque très ingénue, et totalement craquante).

Dans les bacs dès janvier, cette vidéo est un précieux témoignage d'un passé cinématographique révolu, mais aussi d'une époque qui, bien que presque oubliée, constitue néanmoins une part de notre histoire.

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