Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
05/12/2006
 

Vos papiers ! de Claire Fouquet

Pour en finir avec les clandestins, le Pouvoir met en place une procédure d'effacement. Contre ces disparitions, la résistance s'organise. La lutte permet aux effacés de retrouver une identité. Ambitieux. C'est le premier mot qui vient à l'esprit pour qualifier Vos Papiers!, un efficace court d'animation décrivant une société totalitaire dans laquelle les clandestins et les rebelles sont tout simplement effacés.

Vos papiersLe parallèle avec le Troisième Reich est ici clairement évident dans l'apparence des «soldats», représentés par des «bics-effaceurs» à l'allure vaguement humaine et dont la couleur noire rappelle fortement les uniformes de la Gestapo. Ambitieux. C'est le premier mot qui vient à l'esprit pour qualifier Vos Papiers!, un efficace court d'animation décrivant une société totalitaire dans laquelle les clandestins et les rebelles sont tout simplement effacés. Le parallèle avec le Troisième Reich est ici clairement évident dans l'apparence des «soldats», représentés par des «bics-effaceurs» à l'allure vaguement humaine et dont la couleur noire rappelle fortement les uniformes de la Gestapo.

L'allégorie va encore plus loin dans l'opposition «visibles / transparents», les transparents étant déportés ou éliminés par les «brigades administratives» qui régissent un monde que n'aurait pas renié Orwell. Il y a, en effet dans Vos Papiers !, des réminiscences de 1984 ou encore du Brazil de Terry Gilliam et du Gattaca de Andrew Niccol (toutes proportions gardées celà va sans dire!). Il est évidemment difficile pour un court métrage de douze minutes d'être aussi définitif que les oeuvres précitées sur un sujet tellement vaste. Vos PapiersLe film de Claire Fouquet, par son opposition «couleur / noir et blanc» (un procédé intéressant et très cinématographique déjà utilisé dans Pleasantville de Gary Ross ) et la poésie de ses images (superbes dessins à la gouache ) n'en est pas moins une oeuvre intelligente et poétique. Et si les dialogues se révèlent parfois assez mal écrits, si les bons sentiments et un didactisme beaucoup trop appuyé se font également ressentir, ce sont des écueils que l'on pardonnera à cette oeuvre qui, une fois n'est pas coutume, fait preuve d'une réelle ambition.


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