Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/06/2000
Mots-clés : critique de cinéma,
 

Bxl-Minuit de Dorothée van den Berghe

Bxl-Minuit commence là ou il aurait pu se terminer. Barbara et Paul, son amant, se croisent sur des escaliers mécaniques chacun roulant en sens inverse. Barbara est amoureuse du garçon et heureuse jusqu'à ce qu'elle découvre que celui-ci la trompe avec plus cruche qu'elle (ça fâche davantage). Elle erre comme une âme en peine dans la ville à pieds, en métro et en taxi. Tout au long de la nuit, elle se remémore (à l'aide de trois de flash backs) ses moments de bonheur avec l'amant volage (Lacan précise : « la pulsion libidinale est centrée sur la fonction de l'imaginaire »).
Un jeune mec lui pique son sac dans une boîte où elle essaie de noyer son chagrin en s'étourdissant. Et vogue la galère ! La réalité la rattrape. Paul, en vrai mufle, lui demande, en laissant un message sur son répondeur, de récupérer les effets qu'il a abandonné dans son appartement. Lorsque Barbara écoute la bande, elle jette, de son balcon, les vêtements de Paul sur la tête de celui-ci. On ne vous raconte pas un final qui n'est pas celui que vous croyez.
Bxl-Minuit est un film à la mise en scène élégante et fluide, avec, la nuit, des couleurs un peu trashy et qui bénéficie d'un bon casting. Nathalie Broods, avec ses yeux brillants d'amoureuse, son regard candide, ses colères soudaines, bref, son appétit de vivre incarne une Barbara rayonnante mais inconsciente de son charme. Ajoutons pour les happy few que Stéphane Olivier, le réalisateur d'Avec quoi tu viens, fait une courte apparition, dans le film, en cuisinier.

commentaires propulsé par Disqus