Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
01/02/2008
 

Peur[s] du noir

Le coffre aux angoisses

Rats, araignées, cafards, chiens, serpents, assassins, violeurs, dentistes, piqûres ou fantômes, les spectres qui hantent nos nuits peuvent prendre toutes sortes de silhouettes ! Nous en avons fait l'expérience lors de l'ouverture du Festival Anima ! Peur du noir nous ?

Peur(s) du noirSix dessinateurs et illustrateurs réputés venant de la BD; Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Lorenzo Mattotti et Richard Mc Guire, ont pris un malin plaisir à interroger leur boîte noire pour nous livrer les objets de leurs frayeurs. Résultat : un long métrage d'une heure et demie, noir, (pour faire monter le taux d'adrénaline), strié de blanc, (pour lui permettre de souffler un peu entre deux pics !) Le procédé est simple mais efficace; les six récits ont été découpés en plusieurs parties, le cran d'arrêt se situant à l'endroit précis du paroxysme de l'angoisse, pour être juxtaposé alternativement. 

Il y en aura pour tous les goûts, des bestioles malfaisantes à la gentille petite fille qui devrait se méfier d'elle-même, des revenants coupeurs de tête aux chiens féroces, de la grosse bête mystérieuse à la bourgeoise bien pensante qui commence sérieusement à adopter des opinions "douteuses"....Toutes les peurs sont dans la nature.

Peur(s) du noir
Dans Peur[s] du noir, plusieurs techniques d’animation ont été utilisées  : animation traditionnelle sur papier pour Blutch et Mattotti ; animation numérique pour Caillou et di Sciullo ; animation traditionnelle mais en traitement numérique pour McGuire et enfin animation 3D pour Burns. Les six univers du film, et les quatre techniques d’animation différentes expliquent les deux années de développement.


Peur(s) du noir
 
Valérie Schermann et Christophe Jankovic, producteurs de Prima Linea, ont proposé aux dessinateurs qui leurs sont proches de coucher sur papier leurs phobies, le scénario restant ouvert, et à Etienne Robial, d'endosser le tablier de directeur artistique et de fusionner les six segments, de manière à en faire un tout « harmonieux et bien lié ».
« Ce challenge m’a plu, et c’est la raison pour laquelle je me suis lancé dans cette aventure. Je suis un passionné de bande dessinée depuis toujours. 
Peur(s) du noir
 
J’avais fondé la maison d’édition Futuropolis (1972 / 1994) au sein de laquelle je publiais beaucoup de récits en noir et blanc. Nous faisions des choix très pointus, destinés à des amateurs de BD rares, et nous pouvions nous permettre de limiter les tirages à 1000 exemplaires, justement parce que l’impression en noir et blanc est peu coûteuse. Travailler sur Peur[s] du noir m’a permis de renouer avec cette passion pour les artistes du dessin, cette fois-ci dans le domaine de l’animation. Valérie et Christophe ont choisi, eux aussi, des créateurs de haute volée, qui ont entrepris une démarche audacieuse et quelquefois même expérimentale. J’ai été impressionné par ce choix, et c’est ce qui m’a attiré et passionné. »

Un film que les fidèles d'Anima ont donc pu découvrir à l'ouverture du festival et le lendemain. Deux séances sold-out.
Mais pas d'affolement, Lumière le distribue dans les salles belges dès le 13 février 2008, date officielle de sortie en Belgique, comme en France.



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