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Cinéma d'Attac, ce jeudi 15/02 à 19h, à l'Aventure

Publié le 15/02/2024 / Catégorie: Brève

LE JEUDI 15 FÉVRIER, PRÉSENTE DÈS 19 HEURES À L'«AVENTURE»,

THE WAR ON JOURNALISM, THE CASE OF JULIAN ASSANGE DE JUAN PASSARELLI

Cinéma d'Attac, ce jeudi 15/02 à 19h, à l'Aventure

Le documentaire de Juan Passarelli est le résultat d’années d’enquête sur la destruction méthodique de WikiLeaks par le Pentagone et la NSA –après que Julian Assange a diffusé des centaines de milliers de documents classifiés qui ont fait connaître au monde les actes de torture et l’assassinat de civils afghans et irakiens causés par les armées occidentales.

Il est juste de le rappeler. Quand il s’est agi de persécuter Assange, le gouvernement américain a manifesté une continuité qui a enjambé les administrations –de Trump à Biden en particulier. Celle d’Obama estimait déjà que les révélations d’Assange et de WikiLeaks sur les meurtres délibérés de civils irakiens et de journalistes de Reuters, sur l’espionnage des Européens par les services secrets américains, avaient mis en danger la sécurité nationale des États-Unis. Non pas parce que c’était faux, mais parce que c’était vrai. L’administration Trump qui a suivi a lancé la procédure d’extradition contre Julian Assange. L’administration Biden poursuit cette politique, ce qui vaut à Assange de demeurer en prison.

Lorsqu’elle était Secrétaire d’État de Barack Obama, Hillary Clinton a résumé ses griefs contre Assange et contre les révélations de WikiLeaks : «Soyons clairs, publier ces documents ne constitue pas seulement une attaque contre les intérêts de la politique étrangère des États-Unis, c’est aussi une attaque contre la communauté internationale».

Le jeu est inégal. Assange a diffusé des informations sur les puissants, sur les liens entre Google, Facebook et la CIA : il est emprisonné et risque sa vie… Google, Facebook volent les données de leurs utilisateurs et les transmettent au FBI ou à la CIA : ils ne risquent rien, le monde leur appartient. Le jeu est inégal. Aucun des architectes de la guerre contre le terrorisme, y compris les responsables des programmes de torture de la Central Intelligence Agency, n’a été traduit en justice ; Julian Assange, qui a révélé leurs pratiques, est passible de 175 ans d’emprisonnement. Assange a résumé son épreuve : «Soyons sérieux. Nous sommes en conflit avec le plus grand et le plus puissant Empire qui ait jamais existé. Dans une situation pareille, c’est remarquable de simplement survivre». Ceux qui, comme nous, survivent dans des conditions mille fois préférables aux siennes devraient s’imposer l’obligation morale minimale d’être solidaires de son combat.

4.662 JOURS. Déjà privé de 4.662 jours de liberté (dont 1.764 au pénitencier londonien de Belmarsh, dans une cellule de 3 mètres sur 2, 23 heures par jour, à l’isolement des autres détenus), le fondateur de WikiLeaks reste une personnalité à propos de laquelle presque tout le monde a une opinion : Assange est devenu l’emblème international de la liberté journalistique, des crimes de guerre impunis et de la lâcheté de gouvernements européens soumis.

Pour les membres de sa famille qui risquent de le perdre à jamais dans l'abîme d’un système judiciaire perfide, capable de lui imposer le pire des châtiments, l’épreuve est d’une cruauté terrible. Pour Julian –lesté d’une santé déclinante, séquestré sans avoir été jamais jugé ni condamné à quelque peine que ce soit, dans une prison britannique à sécurité maximale, pourchassé par des procureurs américains mettant tout en œuvre pour l'extrader–, le temps est décidément compté. Notre solidarité aussi.

 

Le reportage de Passarelli sera suivi d’une interview exclusive réalisée par le journaliste australien John Pilger –alors qu’Assange était cloîtré à l’ambassade d’Equateur de Londres depuis quatre années…  

 

LA SOIRÉE SE CLÔTURERA PAR UN DÉBAT AVEC Alexis DESWAEF, avocat, Président de  «la Fédération internationale des droits humains», Marc MOLITOR, Ancien journaliste de la  «RTBf» et Tristan WIBAULT, avocat, Membre de l'équipe des défenseurs de Julian Assange auprès de «la Cour européenne des droits de l'Homme».

 

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