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55 projets soutenus par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel

La ministre de la Culture Elisabeth Degryse a validé les propositions de la Commission du Cinéma.

Au total, 55 projets, dont 19 longs métrages, 21 documentaires, 12 courts métrages et 3 films Lab, bénéficient d’un soutien de 4,02 millions d’euros accordé par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel.

Le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel a dévoilé les projets retenus lors de la 3e session de la Commission du Cinéma.

Sur les 272 dossiers déposés, 55 projets ont été sélectionnés, soit un taux de sélection de 20,2 %.


Quatre longs métrages d’initiative belge francophone sont soutenus à la production, mêlant fresques historiques, thrillers et comédies d’action.

A man of the world d’Anne Paulicevich s’inspire d’une histoire vraie liée à la visite d’Hitler et Mussolini en 1938, à travers le parcours d’un professeur d’archéologie pris dans un moment historique décisif. Dernier printemps de Sandrine Dryvers est un thriller centré sur une adolescente qui remet en cause la version officielle de la mort de sa mère.

Avec On empêchera la fin du monde, Rémi Allier explore le complotisme à travers l’histoire d’une jeune fille confrontée aux conséquences des engagements radicaux de sa mère. Enfin, Un vrai flic de Benjamin Dessy propose une comédie d’action décalée où un policier devient le personnage d’une voix-off inspirée des bandes annonces des années 90.


Le documentaire occupe une place importante avec 21 projets soutenus, dont six de création d’initiative belge francophone avec une grande diversité de sujets sociaux, intimes et culturels.

Les films explorent notamment des trajectoires humaines singulières et des enjeux contemporains : Sur le bord de la route de Clément Abbey s’intéresse aux personnes vivant dans les aires d’autoroute, tandis que Parce que l’oiseau de Sophie Bruneau propose une réflexion poétique sur la relation entre humains et animaux face à la disparition des espèces.

D’autres œuvres adoptent un regard plus personnel ou historique, comme No Mater de Loredana Bianconi, qui interroge le refus de la maternité, et L’étang de Karine Birgé, centré sur les rapports de domination et de mémoire familiale. Une autre Renaissance de Jérôme Laffont et Joachim Thôme questionne la notion de génie à travers les grands peintres flamands et hollandais.

Enfin, Uyanga de Maxime De Donato et Sylvain Dufayard aborde les transformations culturelles en Mongolie à travers le portrait d’une famille confrontée aux bouleversements contemporains.

Neuf courts métrages d’initiative belge francophone sont soutenus à la production, mêlant animation et prises de vues réelles autour de thématiques sociales, intimes et politiques.

Côté animation, il y a Blondi de Sacha Feiner met en scène le chien d’Hitler, Les Mots de l’Homme Cachalot de Valène De Valck qui explore la perte de la voix chez un passionné de lecture, et Rocket Doudou de Loris Hanck qui suit un enfant confronté à l’hospitalisation de son frère grâce à son imagination.

En prises de vues réelles, plusieurs films interrogent la violence sociale, les relations et les enjeux contemporains : Des enfants de Melissa Streker, Une violente nature d’Arthur Lecouturier, Tu crois qu’il va m’écrire de Julie Sthorez et Florence Peeraer, ainsi que les projets de science-fiction Les joueurs de flûte et My hands are made stronger. Enfin, Ce n’est qu’un jeu d’Alyssa Tzavaras bénéficie d’une aide après prises de vues.


Et enfin, 3 films Lab d’initiative belge francophone sont aidés à la production : Agfaville de Messaline Raverdy, Comme un château fort de Lou Colpé et Les fissures de Gogo Vanev.