Le récit nous prend la main (littéralement) pour nous plonger aux côtés d’une bande de jeunes dotée d’une connexion sensorielle unique à même de leur faire entendre des engeances peu recommandables… Mais leur périple est loin d’être de tout repos. Un tantinet gore, un brin effrayant, Abaddon de Jasper Vrancken a le mérite de tirer les bonnes cordes au bon moment. Ce soin visuel est magnifié par un design sonore minutieux qui enveloppe le spectateur dans un écrin oppressant, prouvant que le son est un acteur à part entière de la narration.
Côté acteurs justement, les comédiens livrent une partition juste et qui réussissent à nous faire croire au mal qui règne dans les entrailles d’Anvers… Abaddon est à voir au Razor Reel Festival.