Évidemment, l'équipe artistique se confond avec les équipes techniques et de production. En d'autres mots, le cheval de bataille est la polyvalence. Cette réalisation de Aron Quadu scénarisée par lui-même, Dreez Cox et Loïc Dillen (qui en fait l'image) remporta pas moins de 8 prix à Anvers dont Meilleur film, Meilleur sound design, Meilleure réalisation, Meilleur ensemble de comédien-ne-s, et j'en passe. Benny est un professeur de théâtre extraverti, jouant de passion et d'empathie pour sa petite troupe de jeunes. Il ne cache pas qu' il a une préférée parmi eux, qu'il met en avant, et pour laquelle il voue une affection que d'aucuns pourraient trouver ambiguë. Or ,selon ma propre interprétation, il n'en est rien et c'est là que le film touche à un tabou : l'amitié sincère entre un adulte et une enfant. Cette situation va s'envenimer lorsque la jeune fille disparaît le temps d'une pause impromptue causée par la directrice du lieu de représentation qui vient distraire Benny. La fillette restera introuvable et la police s'en mêle et, tient là, objectivement et légitimement, son suspect numéro un. Cependant, présente ici et là, une jeune femme, amie de Benny, semble éprouver une certaine jalousie.
Benny de Aron Quadu
Benny
Découvert lors de la 4e édition du Festival du court métrage rochois La ReA en ce début septembre, Benny est issu d'un défi lancé par un autre festival The 48 Hour Film Project, un concept basé aux États-Unis et dispersé dans le monde entier dont Anvers. Ouvert à tous, il prône la créativité en un temps très court et il faut reconnaître que les résultats sont des plus agréables, dont celui-ci.