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Breaking Walls de Jan-Dirk Bouw

Ce court-métrage d'animation programmé au prochain Pink Screens Film Festival est le portrait de Hoï, activiste chinois gay réfugié à Amsterdam pour échapper à la censure et aux dangers du régime autoritaire en cours dans son pays d'origine. Les dessins, dans les tons sombres, sont animés tels des traits de peinture en mouvement et les visages semblent être des collages entre texture de papier et images réelles notamment dans le rendu des yeux des personnages.


L'intérêt du film tient entre autres dans le fait qu'il brasse personnel et politique. À partir d'une conférence sur le rôle des journalistes et des activistes dans leur combat pour la liberté, le film retrace le parcours de Hoï en tant que militant politique et en tant qu'homosexuel dans une société chinoise encore très traditionnelle et homophobe. Pour cacher son orientation sexuelle et pour satisfaire aux désirs de sa famille, Hoï s'est marié avec une femme en Chine, mais aujourd'hui, il est en relation avec un homme aux Pays-Bas. Tiraillé entre sa famille et son petit ami, il décide de se rendre en Chine pour clarifier sa situation et annoncer son divorce. Ne pas avoir d'enfant en Chine reste un motif d'humiliation et de rejet sociaux. Cette pression sociale et professionnelle interroge la question des normes et des libertés individuelles dans une société de surveillance où le collectif prime encore beaucoup sur l'individu. Avec force et courage, Hoï fait le choix de la liberté et du véritable amour. Le film en retrace toute la grâce et la beauté.