L'introduction montre une prise de testostérone avec en image superposée, une danse sur une sorte de musique chamanique pour dire la transformation et la conscience de changer de peau. « Il fallait que je me déclare fou atteint d'une folie appelée dysphorie. L'esprit en guerre avec le corps. L'esprit masculin, le corps féminin ». Cette citation se ressent comme un manifeste où se questionne le pouvoir transgressifdes transidentités. Le film est aussi une profonde conversation entre la réalisateurice et une vieille femme (sa grand-mère?) où se discutent les notions de femme et d'homme. Être non binaire c'est vouloir dépasser les classes et les rôles sociaux attribués aux femmes et aux hommes. Le film montre la réalisateurice s'attelant à du travail manuel généralement confié aux hommes comme pour reprendre la main et brouiller les frontières des genres. Être attiré par un autre genre, c'est aussi vouloir se situer dans une autre modalité d'existence, une autre manière de se vivre et de se comprendre. En cinq minutes, le film parvient à brasser de nombreuses thématiques avec clarté et force. Il sera présenté au Pink Screens Fesrtival de Bruxelles. L'occasion de découvrir une réflexion intelligente et d'actualité en ces temps où les personnes trans sont à nouveau malmenées et déconsidérées.
Dyspohoria Mundi de Fauvitude Fauve Vanhaesendonck
Inspiré par l'essai monumental du philosophe et activiste transgenre Paul B. Preciado dont il reprend le titre et cite de nombreux extraits, ce court-métrage questionne les genres marginaux et la cisnormativité pour une exaltation de la non-binarité et des corps queers.
Au Pink Screens