Elle retrouve une fille à l'entrée d'une maison. Cette fille, récemment rencontrée, est un plan sexe uniquement. Le film interroge l'instabilité de Chloé et sa solitude et surtout le « comment crée-t-on une relation, comment on entre en communication avec les autres, et comment un lien purement sexuel peut-il se muer et devenir une relation plus profonde ? » La déambulation nocturne de Chloé est rythmée par une musique électro assez simple voire basique et tourne parfois en rond. À un moment, Chloé souhaite rentrer chez elle mais elle ne retrouve plus les clés de son appartement. Elle reçoit l'aide d'un livreur mais comme dans tout le reste du film, elle s'incruste, essaie de prolonger le contact avec les personnes rencontrées mais personne ne semble prêt à dialoguer avec elle, ni à l'écouter. C'est finalement le constat d'un échec que ce court-métrage présenté au Pink Screens Festival fait. Le drame de ne pas arriver à être au monde et à créer des relations humaines.
J'ai perdu mes clés d'Audrey Bruyninckx
Une fille à vélo. Bruxelles la nuit. Chloé est à une fête étudiante. Elle semble perdue, se fait draguer par un mec arrogant. Chloé est dubitative. Elle repart à vélo. Le film suit son parcours dispersé, ses allers et venues, les bourrasques d'incertitude qui la traverse.