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L’Hiver a un goût de radium de Margot Rigaud

Dans L’Hiver a un goût de radium Margot Rigaud nous révèle un monde postapocalyptique où flore et air sont désormais toxiques.

Le film passera le 2 et le 4 novembre prochain au Pink Screens.

Un couple de jeunes femmes tentent à tout prix de trouver un endroit pour planter la dernière bouture vivable. Cette idylle romantique tendre et complice dans un monde isolé nous horrifie par son possible réalisme mais nous fait rêver. Qui ne voudrait pas parfois être dans sa bulle avec sa moitié pour l’éternité ? Voici un cocon gore et dystopique saupoudré d’une touche hyperpop électronique signée Eloi avec ses chansons Radium et Aquarium.

Après son rôle phare dans Aimer perdre, Maria Cavalier-Bazan incarnant Thérèse nous convainc à nouveau de la qualité de son jeu, à travers ce rôle hautement plus sérieux que dans le long-métrage des frères Guit. Gémi Diallo aussi se renouvelle dans son rôle de Joan après de nombreux rôles plus réalistes et persuade les spectateurices grâce à l’urgence de la situation fictive qu’elle transmet. La bouture qu’elle veut planter semble l’agresser, même la rejeter. Le temps presse et sa peau brûle dans ce paysage gris, lugubre et bucolique aux dessins pastel. Autre surprise bienvenue : l’humour et la persévérance de ces deux femmes dans cet univers sombre. Leur complicité, faite de regards et de gestes simples, rend chaque danger encore plus poignant. Arriveront-elles à agir pour sauver la flore de la planète ?

Cette fable nous démontre quelque part la puissance du sacrifice et de l’amour dans un monde étouffé par les méfaits de l’humanité.