Le festival PleinOPENair, organisé par le Cinéma Nova depuis 1997, revient du 1er au 15 juillet pour une édition consacrée aux espaces urbains délaissés et aux transformations de la ville. Fidèle à sa vocation de cinéma en plein air engagé dans l’exploration du territoire bruxellois, l’événement investira cette année cinq lieux situés à Forest et Anderlecht, mêlant projections, concerts, débats, conférences, visites guidées et balades urbaines.
À travers cette programmation gratuite, le festival invite le public à porter un regard nouveau sur des espaces souvent considérés comme vides ou inutilisés, mais qui révèlent pourtant d’autres manières d’habiter, de partager et de réinventer la ville.
Les deux grands week-ends en plein air se dérouleront d’abord aux abords de l’ancienne usine Audi à Forest, devenue l’une des plus vastes friches industrielles de Bruxelles après son abandon par le constructeur automobile allemand. Les festivités y associeront performances artistiques, concerts, conférences et projections de films tels que Roger and Me de Michael Moore ou À nous la liberté ! de René Clair, qui interrogent les mutations du travail, de l’industrie et des modèles économiques.
Le second week-end prendra place au Stade Verdonck, à Anderlecht, un ancien terrain d’athlétisme laissé à l’abandon depuis plus de vingt ans. Entre activités sportives, balades naturalistes, concerts et projections de Grand Paris et Miracle à Milan, le festival y explorera les possibilités de réappropriation collective des espaces urbains.
En complément de ces rendez-vous en plein air, trois soirées en intérieur seront organisées à La Clef & Karwila, à la Brasserie Atlas et à Zonneklopper. Elles permettront d’aborder les conséquences de la fermeture du site Audi, les enjeux liés aux grands projets immobiliers ou encore la place des initiatives citoyennes dans la reconversion des friches.
À travers cette édition, PleinOPENair poursuit sa réflexion sur une ville façonnée par les usages, les habitants et les dynamiques collectives plutôt que par les seules logiques foncières et marchandes.