Jean-Michel et moi avions en commun l'amour de Julio Cortazar. Je ne pense pas l'avoir croisé sans qu'on évoque un de ses textes. Je vous envoie un extrait de "Cronopes et Fameux". En mémoire d'un cher Cronope.
J'aimais particulièrement sa façon de ne pas "nous laisser tranquilles" après la vision d'un film pour lequel il avait un vibrant coup de cœur, comme ce fut encore le cas à la vision de presse de "Deux jours, une nuit" des Dardenne. Nous n'étions pas d'accord sur ce film (pour moi, vraiment le moins bon des frères), mais j'ai une tendresse toute particulière pour les hommes entiers. Sincères condoléances à sa famille.
mène au minotaure
et le voyage préparé
pour une noce
dans la douceur
d’une autre lumière
est le lieu de ta disparition
nous sommes séparés de toi
de la clarté de ton regard
notre cœur se défibre
déposent les souvenirs
Oh, jeviens d'apprendre la nouvelle, la bien triste nouvelle.
A l'incrédulité catastrophée succède maintenant de plus en plus de tristesse. C'était un beau personnage, un candide, un éternel jeune homme, comme oin dt, toujours idéaliste, enthousiaste et insurgé, toujours avide d'en savoir plus, à l'écoute, sensible à l'enchantement, doué d'émerveillement. Parti en voyage, il me laisse un beau souvenir de lui. Je ne suis pas sûr non plus que le cinéma belge l'ait bien mérité, que nous ayons été souvent à la hauteur qu'il s'en faisait.
Bien tristement,
Claude François
Jean-Michel,
Crapahutant avec des kilos de matériel photo sur le dos dans les dunes de la mer du Nord où Jan Bucquoy tournait “Camping Cosmos”. Jean-Michel, d’une patience d’ange, attendant durant une heure que Jean-Pierre Léaud reprenne ses esprits pour lui tirer le portrait – en vain. Jean-Michel rappelant que le cinéma est d’abord un art de francs-tireurs avant d’être une industrie. Tout ce qu’il m’apprenait sur le cinéma belge, sud-coréen ou wellesien dans les trams, les bus, les trains qui nous emmenaient sur les tournages. Et notre compagnonnage durant les interviews, longues à l’époque et en tête à tête avec Ken Loach, Aki Kaurismaki, Abbas Kiarostami. Les merveilleux souvenirs se bousculent. Mais s’il fallait en choisir un, ce serait celui-ci: après une mauvaise chute, atteint momentanément d’aphasie, Jean-Michel peinait à retrouver le nom des choses les plus quotidiennes. Et quand à l’hôpital, il n’est pas parvenu à nommer les quatre saisons, je lui ai simplement dit, pour l’aider: “C’est le titre d ‘un film de Kim Ki-duk”. Illico, il me susurre à l’oreille: “Printemps, été, automne,hiver... et printemps”. Rien ne pouvait détruire sa passion du cinéma. Rien ne pouvait détruire Jean-Michel. Au paradis des cinéphiles, ils vont devoir se tenir à carreau!
Je suis très émue par cette nouvelle. Buon viaggio Jean Michel
Daniela de Felice
Mirko Dragolioub Popovitch
Oui, une herbe folle, à la fois tenace et fragile, d'une fragilité émouvante, d'une ténacité inspirante. Un regard piquant, encadré d'une chevelure et barbe ébouriffées, eux mêmes des herbes folles, comme si les pensées rebelles ne pouvait se contenir. Nos pensées émues vont vers vous et vers sa famille.
Affectueusement,
Dominique Abel et Fiona Gordon
Cher cinergie,
sait que je suis en deuil pour jean-michel; c'eravamo tanto amato comme le film ettore scola (if my memory serves me well), j'ai publié ses photo's parcequ'ils etaient fabuleux, je l'ai connu aussi pendant le première période de cancer, il était comme 'a tiger burning bright'. Ses dernières années (l2 exactement) je ne l'ai plus vu. Parceque j'ai quitté la critique de cinéma. Mais la mémoire est vivante.
Un homme qui meurt est un musée qui brûle. Jean-Mich, till we meet again up in the skies
Ronny Pede
Dans ce moment de tristesse, je tiens à remercier l'ami qui m'a soutenu dans mes projets. Toutes mes sincères condoléances à la famille de Jean Michel.
Pierre Lekeux
Quelle triste nouvelle. Le cinéma belge a perdu sa mémoire.
Fernand Denis
Je viens d'apprendre cette si triste nouvelle. Toutes mes pensées vont vers toi Jean- Michel! A toi, le grand amoureux du cinéma Grace à qui j'ai pu rencontrer de grands cinéastes belges: Jaco Van Dormael, Joachim Lafosse, Frédéric Fonteyne.... Remets le bonjour à Orson Welles ! Bien à toi, tes proches et tes collègues
Gaetan Leboutte
Triste nouvelle !
Passionné de cinéma, Jean -Michel est une personne de qualité que j'apprécie particulièrement, simple et discret.
Que son âme repose en paix. Mes pensées vont vers ses proches.
Taylan Barman
Le voilà partir rejoindre ces « stars » qu’il admirait ou vitupérait avec talent, humour et générosité. Parce que même quand il critiquait, Jean-Michel restait altruiste. Il avait lui aussi, comme Bergman tant admiré, son « sceau » : celui d’un humanisme chevillé au cœur et à l’esprit. Cet humanisme qui veille sans faillir à la compréhension, à la remise en perspective (place à l’essentiel et non au futile), au respect de valeurs qui ont pour noms tolérance, gentillesse et quand nécessaire vitupérance. Va camarade, tu seras regretté mais pas oublié. Mes amitiés réconfortantes à ceux que tu chérissais, à ceux qui avaient plaisir à travailler avec toi ou tout simplement à te lire.
Michèle Carpentier
Je suis bien triste d'apprendre la disparition de Jean-Michel. Nous nous étions rencontrés, il y a un peu plus de trente ans, alors qu'il veillait sur la bibliothèque de l'INSAS. Je garde le souvenir de son regard malicieux de lecteur, de spectateur, de vidéaste et de photographe. De son esprit critique, de sa curiosité au monde. J'embrasse bien fort ses proches et sa famille.
Yves Hanchar
Quelle triste nouvelle que voilà...
Voilà bientôt 20 ans que j'ai quitté l'équipe de Cinergie que j'avais intégrée 10 ans plus tôt. Pendant toutes ces années, j'ai toujours été impressionné par Jean-Michel qui arrivait à passer à travers tout et qui était en permanence sur le pont malgré ses cancers et les vilains coups de la vie. Il était l'exception qui confirme que la maladie peut être vaincue tant que l'on a un moral d'acier. Son moral a lui était fait d'agrégats d'argent dont on fait les meilleures photos car il en a faites des photos. Là aussi toujours à l'affût des petits instants de la vie des acteurs mais pas forcément des stars, soutenant par ses images les jeunes générations et surtout les actrices pour lequel il gardait son objectif le plus avisé... Adieu Jean-Michel, tu laisses derrière toi des collègues, anciens et nouveaux, désemparés mais heureux d'avoir pu faire un bout de chemin avec toi. Que ton âme repose en paix...
Marc Vanhellemont
Comme à mon habitude, je me connecte (pour la dixième fois de la journée) à Facebook. Faisant défiler le fil d’actualités de haut en bas, de bas en haut, de gauche à droite, de droite à gauche (sait-on jamais, en fouillant bien…), je tombe sur la vidéo Big Memory Jean-Michel Vlaeminckx. Je ne comprends pas tout de suite. Sur ma boîte Gmail, j’avais reçu un mail de la rédaction de Cinergie. Décès de JMV. Plus de doute. L’Alhambra, derrière moi, est en deuil.Jean-Michel, je l’ai rencontré quelques années plus tôt, lors de mon stage au sein de la rédaction de Cinergie. Quel petit homme étrange me suis-je dit. Il ressemblait un peu au sage dans le dessin animé Il était une fois la vie. Vous vous en souvenez? Grosse barbe blanche (qui faisait un peu peur aux enfants), des cheveux hirsutes, des petits yeux pétillants.Jean-Michel, je le voyais comme un petit insecte méfiant. Qui avance et qui recule. À tâtons. En silence. Jean-Michel, il ne parlait pas pour ne rien dire, il préférait se taire (ou manger des bananes). Mais quand il se lançait dans ses débats cinématographiques, impossible de l’arrêter. Rares sont ceux animés par une telle passion. Inutile de dire que je me suis sentie de nombreuses fois un peu stupide. Alors, tu hoches la tête pour te donner un peu de contenance parce que tu ne voulais pas avoir l’air trop sotte.Jean-Michel, c’était un chouette. Un curieux, un passionné, un artiste.E la nave va.
Nastasja Caneve (Granada, 5.07.2014)
Jean-Michel et l'équipe de Cinergie m'ont accueilli comme stagiaire en 1996, pendant mes études.
C'est grâce à Jean-Michel que j'ai découvert le cinéma, à le comprendre et à ne plus pouvoir m'en passer. Je dois mon envie d'apprendre et d'être curieuse à Jean-Michel qui avait toujours la bonne question pour m'obliger à réfléchir. Le premier film découvert avec lui a été "Breaking the waves" de Lars Von Trier. Le vivre avec lui a été une très émouvante expérience cinématographique. Jean-Michel est vraiment le déclencheur de ma vie professionnelle ! Merci à toi !
Stéphanie Perpète
Hé Merde.... Snif....
Patrice Bauduinet
Mon cher Jean-Michel, Je me souviendrai toujours de ta façon de prononcer les noms imprononçables des cinéastes asiatiques, de ta curiosité, de ton regard attentif et critique, et surtout de la générosité avec laquelle tu m’as accueilli un jour chez Cinergie. Descansa em paz!
Vitor Pinto
Je suis désolée d'apprendre cette triste nouvelle.
En tous cas je garderai toujours un bon souvenir de Jean-Michel. Des années que j'ai passé à Cinergie, je me souviendrai toujours de lui comme un conteur hors pair et un foufou de première.
Dieu ait son ame, qu'il repose en paix.
Doria Hamelryk
Beaucoup, beaucoup de tristesse...
Tu seras toujours avec nous. Bon voyage, cher Jean-Michel.
J'apprends par votre lettre la mort de Jean-Michel, que je connais, comme beaucoup, depuis plus de 20 ans, avec lequel j'ai partagé de belles soirées, entre-autres Cannoises...de longues conversations autour d'un verre... Un chic type comme on dit, un très bon photographe, un jalon sur la route de ceux qui ont vécu dans le petit monde du cinéma belge. C'est toujours trop tôt, c'est toujours trop con...mais c'est toujours comme ça. Au moins son dernier voyage se prolongera infiniment.... Paix pour lui et courage pour les siens.
Axel Comeliau
Je me souviendrai de son sourire sous sa barbe, envahi par ses lourds appareil-photo...
Chers amis du cinéma,
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Michel Vlaeminckx.Nous perdons un authentique ami des cinéastes belges. Jean-Michel glissait avec une discrétion respectueuse son objectif sur nos tournages pour saisir des moments de création à nulle autre pareils. Jean-Michel cadrait nos visages en y cherchant le regard de cinéaste qui lui importait tant pour réaliser les portraits uniques de Cinergie. Jean-Michel trempait sa plume dans un encrier de passion pour écrire de belles pages sur notre cinéma. Sa fine silhouette, son œil espiègle et sa gentillesse nous accompagneront encore longtemps sur les chemins de nos plateaux. Tous les réalisateurs et réalisatrices de l’ARRF adressent leurs plus amicales condoléances à tous les proches de Jean-Michel et à la rédaction de Cinergie.
André BUYTAERS
Toutes mes condoléances à votre équipe, je viens d'apprendre la triste nouvelle. J'imagine que Jean-Michel a rejoint un lieu où les bananes et les bons films coulent à flots.
Margo D'Heygere
Adieu Jean-Michel,Nos chemins se sont croisés dans un métier fait de rencontres.Certaines brèves, d’autres un peu plus longues , mais rares cependant.Chacune d’elles en présence d’une caméra et d’un micro.Lieux de rencontres où s’affinent parfois une affinité sélective, chère à Goethe, une empathie et une forme de respect mutuel.Avec Jean-Michel, ce n’était pas parfois, mais chaque fois. Repose en paix,
Beaucoup respect et amitié !
Jean-Michel, arpenteur du cinéma belge, inoxydable comme ton Leica, tu nous manques.

Toutes mes pensées affectueuses t’accompagnent dans ton dernier grand voyage, cher JM.
Christophe Fraipont
Karine de Villers
Le cinéma belge perd un de ses défenseurs les plus respectueux de notre art.Tu vas nous manquer Jean-Michel pour la pertinence de tes analyses et ta non compromission.Merci pour ces beau portraits de nos cinéastes que tu as réalisés.Mes sincères condoléances à ton épouse Michèle et à votre fils Thomas.Et a tes proches collaborateurs de Cinergie, amis et proches.
Monique Licht
J'ai fait la connaissance de Jean-Michel en octobre dernier lors de la préparation du Festival Bande(s) à part de Bobigny. Je suis venue à Bruxelles et il a généreusement mis à notre disposition ses photos de Chantal Akerman pour le livre que nous préparions sur la cinéaste. Il est venu au festival en avril 2014. Toujours simple, il ne voulait pas d'une chambre d'hôtel, et il a logé dans une auberge de jeunesse. Il a rédigé un papier très aimable et très drôle sur notre travail : "La clarté dans l'obscurité". Nous avons tous apprécié sa gentillesse, sa disponibilité et sa grande culture. Nous sommes tristes de savoir qu'il nous a quitté définitivement. J'espère que là où il est il pourra discuter cinéma avec les nombreuses étoiles du 7è art.
Dominique Bax
Jean-Michel,
tu es parti sur une pirouette, comme je l'observais déjà lors de mon passage à Cinergie.
... au revoir à tous, je suis en retard...
merci pour la qualité de ton regard,
toute ma compassion à tes proches,
bon vent Jean-Michel !
Marie-Cecile Bruylants
Merci Jean-Michel pour ton travail au service des films belges que tu défendais avec coeur et sensibilité; bon voyage! Nos pensées vont à ta famille et à l'équipe de Cinergie...
Pour l'équipe de Tarantula
Joseph Rouschop
Tu m’as toujours soutenu, défendu et encouragé.
Et ce malgré tes propres souffrances physiques et psychologiques.
Je t’embrasse !!!
André Colinet
Chers Amis de Cinergie, Chère Michèle, Cher Thomas,
Comme tout le cinéma belge, je suis profondément touchée par le décès de Jean-Michel.
Je l'ai rencontré en 1990, lorsqu'il faisait des photos pour le Festival de Bruxelles. Il en a fait une de moi, et, comme il trouvait ma mine trop sérieuse, il m'a, inespérément, raconté une blague un peu osée. Comme je la trouvais très mauvaise, j'ai beaucoup ri, ce qui convenait à la photo, et ce qui a crée un lien, est-ce correct de le dire, d'amitié entre nous. J'ai toujours admiré Jean-Michel pour son intégrité, sa gentillesse, ses analyses, sa passion pour son métier. Comme on disait en 1968, pour lui le cinéma était, véritablement, la vie. Il était sur le point d'écrire un livre à propos des 10 réalisateurs belges qu'il admirait le plus et qui lui avaient, à un moment donné, permis de vivre une expérience cinématographique inoubliable. Il aurait certainement regretté d'être parti avant la création de cette oeuvre. Je lui souhaite un bon repos, et je vous souhaite, mes amis, beaucoup de courage sans lui. On a beaucoup à apprendre de sa passion.
Susana Rossberg
Je me permets de vous témoigner mes plus sincères condoléances, suite à la tragique disparition de Monsieur Jean-Michel Vlaeminckx. Malgré notre unique, mais mémorable, rencontre à Bruxelles lors du concours des jeunes critiques, son enthousiasme ainsi que sa bienveillance vis à vis de la nouvelle génération amoureuse, comme lui, du cinéma belge, resteront, pour moi, un souvenir indissociable de mon expérience à Cannes. Je vous prie de croire en mon affectueux soutien dans cette difficile épreuve, Bien cordialement,
Céline Bernatowicz
Je suis profondément attristé par la disparition de Jean-Michel,
cet homme particulièrement aimable qui s’acharnait à défendre le cinéma de qualité.
Mes sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à l’équipe de Cinergie.
Raoul Servais
C’est pas vrai ??? C’est un choc en effet, je n’en trouve pas mes mots. Quel plaisir toujours de le rencontrer, quel homme doux et si à l’écoute. Nous ne l’oublierons certainement pas.Toutes mes condoléances à l’équipe de Cinergie qui ne faisait qu’un avec JM (comme je le nommait.
Marie Detaille
il faisait partie des colonnes de la maison de la Francité, ce vieux tocard (smiley affectueux) ! évidemment, il va nous manquer
Hélène Blanc
Je garde une poignée de bons souvenirs de Jean-Michel ainsi que quelques discussions enflammées sur le cinéma et quelques rires partagés. Je garderai le souvenir de ce qu'on appelle "un personnage"...
Grégory Cavinato
Extrêmement triste d’apprendre la disparition de Jean Michel.
Je me souviendrai toujours de cet homme si discret et tellement passionné par son travail.
J’adresse mes sincères condoléances à sa famille et à toute l’équipe de Cinergie.
Carine Kolchory
Il y a tellement de choses à raconter à propos de Jean-Michel. Ses conseils quand j’ai démarré la collection Court Toujours tu m’intéresses! notamment...
Thierry Zamparutti
Quelle triste nouvelle.
Jean-Michel a toujours été un référent pour moi... Un jour il m'avait parlé qu'il désirait faire un portrait de moi pour parler de ses espagnols qu'il avait connu à Saint-Gilles.
Merci Jean Michel!
José-Luis Penafuerte
Tristesse infinie d'apprendre la disparition de Jean-Michel, avec qui nous avions partagé l'enthousiasmante aventure du magazine Visions. Il incarnait une version particulièrement gourmande et passionnée de la cinéphilie. Curieux de tout (et de tous), le regard toujours ouvert, pétillant et juste (derrière l'objectif comme devant l'écran), il savait communiquer ses émotions et les faire partager avec un mélange de ferveur et de modestie qui n'appartenait qu'à lui. Il nous manquera, c'est sûr. Il nous manque déjà.
"L'oubli est pire que la mort", tu le sais bien.
Nombreux sont celles et ceux qui ne t'oublieront jamais car "inoubliable" tu l'es.
A tes côtés à jamais et pour toujours.
On t'aime,
Caillou et Richard
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Un soir, un train...
C'est arrivé loin de chez lui
A perdre la raison
[et] Panique au village...
La Promesse :
L'éternel gamin à l'appareil photo
parmi Les Géants
Sur la terre, comme au ciel.
ça rend heureux
Contre l'oubli :
Cinergie
Signes de vie
Alain Lorfèvre
Jean-Michel,
Je ne sais pas si la musique que je viens de lancer pour toi ce dimanche te parvient, mais c'est une musique qui devrait atteindre les cieux. C'est "Zerfliesse, Mein Herze" de Bach, ce compositeur que tu aimais autant que moi. Car la musique classique était, en dehors du cinéma bien sûr, notre passion commune, le sujet principal de nos discussions pendant le tournage de ce portrait que tu m'as consacré, tu t'en souviens. Tu étais un homme de goût, un esthète qui appréciait le Beau et la démarche des cinéastes et des créateurs en général qui tentent de l'atteindre et qui se font si rares, car si peu encouragés. Tu témoignais d'une vraie ouverture d'esprit, dans tes actes, et non dans de vaines paroles sur la diversité culturelle. Au revoir Jean-Michel. À bientôt.
Philippe Reypens
Excellent photographe si constant, tenace dans son travail, fidèle.
Je salue l'artiste.
Sincères condoléances à ses proches.
BonBon Lamy
Jean-Michel,
Tu n’étais pas seulement un grand érudit dans tes domaines de prédilection, le cinéma, bien sûr, mais aussi la musique, la photo; et j'ai pu découvrir il y a peu tes dons graphiques, lorsque tu as égayé la vue que j'avais sur le plâtre qui protégeait ma cheville cassée, en y dessinant le bien joli minois d'un chat narquois.
Tu étais un érudit engagé, une alliance rare. Tu es demeuré passionné comme au premier jour par ces mondes culturels multiples dans lesquels tu évoluais.
Tout entier habité par les grandes figures du cinéma dont tu nous parlais, dans nos échanges lors d'un repas entre amis, ou lors d'une sortie...cinéma, tu nous prodiguais sans compter, et sans parader, tes précieuses connaissances et analyses.
En te perdant, nous perdons aussi cette grande délicatesse, ce regard pétillant, cette sorte de grâce discrète qui faisaient de toi un des êtres les plus naturellement respectueux des autres que je connaisse.
J’embrasse très affectueusement Michèle, ta femme, et ton fils, Tom.
Anne-Marie Roviello
Bruxelles, le 5 juillet 2014
Ah Jean-Michel !
Voilà que tu t’en vas, comme ça, d’un seul coup ! Tu te tires dans tes pays rêvés, voulus, aimés et c’est là-bas que ton coeur nous lâche.
Tu voulais y vivre et y finir ta vie. Voilà qui est fait. Les rêves qu’on porte en soi prennent parfois d’étranges détours pour se réaliser.
Et trop tôt. C’est toujours trop tôt et reste toujours ce qui manque à dire et qui creuse en soi comme un remords aigu.
J’aurais tellement aimé parler avec toi du dernier film de Pascale Ferran, Jean-Michel ! Nous serions-nous disputés une fois de plus ?
Non, je ne crois pas. Parce que toi aussi, tu fais parti du peuple des oiseaux, de ceux qui volent de leurs propres ailes, qui s’envolent voir ailleurs si le coeur bat toujours, quitte à ce qu’il s’arrête, le coeur, ce vachard!
Toi aussi, tu planais haut dans le ciel, que ton oeil acéré ne laissait rien passer, qu’il tranchait dans le gras de notre époque passive, molle et soumise, que tu te débattais avec les barreaux de ta cage, que tu refusais de ployer. Toi aussi, oiseau, un petit, fragile, tenace, griffu et éthéré, frondeur et malicieux...
Je garde en moi quelques mots, quelques phrases de toi qui m’auront vraiment aidé à vivre.
Tu m’as ouvert les portes du cinéma belge quand je suis arrivée ici. Tu y fus mon premier allié, et l’un des mes maitres en critique et en cinéma.
Je garde en moi nos interminables conversations téléphoniques, tout ce que tu m’as fait découvrir et transmis, tous les coups de pouces et les encouragements que tu m’as donnés, toutes nos disputes enragées et nos conversations passionnées.
Mais nous n’irons pas ensemble rencontrer Labarthe, je ne t’offrirai pas Providence, on ne fera pas ensemble ce livre de tes photographies, on ne parlera plus de Mankiewicz ou de Lubitsch, de Levinas ou de Lacan, de Quignard ou de Bach. Je ne saurais pas ce que tu as pensé de Bird People, tu ne verras pas les prochains films de Jaco ou de Bouli, on ne se disputera plus sur les films des Dardenne ou de Belvaux.
Alors je garde de toi ta démarche de chat souple et silencieux, tes grandes foulées élastiques, ton énorme sac à dos toujours bourré de livres, de DVD, de revues de cinéma, d’éternelles tartines au fromage et bien sûr de ton appareil photo, ton écharpe birmane tissée main, tes baskets en cuir “djeuns”, tes lunettes de bigleux, ta barbe en broussaille, tes chevaux de batailles, tes colères faramineuses, tes rires secoués de hoquets...
Tout cela de toi va me manquer. Mais je le garde et le porte en moi.
Anne Feuillère
Cher-es Ami-es,
Nous sommes toutes et tous bouleversés par le décès de Jean-Michel, et vous encore plus particulièrement bien sûr, vous qui l'avez côtoyé, aimé, apprécié et parfois protégé, durant des années.
Jean-Michel était venu avec son fils à la présentation du livre de Jean Marc sur l'agent orange au Vietnam début juin, il était en grande forme. Ce seront nos derniers contacts.
Avec toute notre amitié,
Violaine de Villers et Jean Marc Turine
Cher Jean-Michel,
Manuel Poutte
Triste, très triste
Jean-Michel était un grand monsieur, un vrai cinéphile et un très bon photographe
Son coeur se bat qu'un pour le cinéma, pour le vrai cinéma!
Lui, il étatit le secrétaire francophone (de notre associationBBF/APPCB) en même temps que moi (comme sécretaire néerlandophone)
Freddy SARTOR
Je me joins à vous. Par la pensée et par l'écrit. Ici toujours difficile de communiquer mais je suis fort touché du départ de Jean Michel et votre expression "tatoué une marque à Cinergie", je la trouve très juste, comme une façon de travailler de peau à peau, tactile, à même la chair, vitale. Car plus que son regard et son érudition, c'est cette façon de "toucher" juste qui me reste le plus en mémoire, une approche entre caresse et bourrade, chat et ours, puis un clin d'oeil et tout est dit, vécu, partagé.
Philippe Simon
Très grosse poussée de mélancolie en repensant à ces réunions de rédaction à Cinergie, encore sur papier à l’époque (milieu des années 90, par là) qui ressemblaient parfois à des bureaux de militants politiques. Sauf qu’on y militait pour le cinéma. Une ambiance très particulière qui devait beaucoup à Jean-Michel Vlaeminckx et à son phrasé si particulier, mélange de détermination (dans les idées) et de douceur joviale (dans leur expression).
Je n’avais pas vu Jean-Michel depuis longtemps, depuis trop longtemps. Mais sa voix m’a tant marquée que je peux encore la faire résonner dans ma tête.
Grosse pensée aussi pour ceux qui continuent l’aventure Cinergie.
Geoffroy Klompkes
Un vide!
Un silence ici à l'heure ou tu montais sur la pointe des pieds les escaliers pour rejoindre l'équipe de Cinergie!!
Un silence aussi à l'heure où tu descendais te défouler pour rager contre les idées qui ne collaient pas avec tes hautes envolées intellectuelles sur le cinéma...
Nos échanges et ta grande connaissance de la photo me manqueront... Tu nous manques déjà.
Mes pensées vont à ta femme et à ton fils.
Natacha Derycke
Chers amies de Cinergie,
J'apprends avec tristesse la nouvelle du décès de Jean-Michel. "Tout est alors trop tard".
J'ai tant aimé le rencontrer et bavarder avec lui au moment du projet web, j'étais content qu'il y adhère. Quel plaisir de l'écouter narrer quelque anecdote sur Knokke (le festival du film expérimental), ou partager son goût et son admiration pour le travail de réalisateurs aussi divers que Jonas Mekas, Terrence Malick ou Chantal Akerman.
Toutes mes condoléances à ses proches.
Yves Deplasse
Je viens d’apprendre la triste nouvelle concernant le décès de Sir Jean-Michel Vlaeminckx, un grand monsieur du cinéma en Belgique. J’ai notamment réalisé une interview avec lui pour mon travail de fin d’études sur le réalisateur d’Abbas Kiarostami. Il a été très disponible et m’a aidé pour mon TFE, je lui rend hommage à son travail et l’histoire qu’il a laissé derrière. Toutes mes condoléances à ses proches.
Siamak Miandarbandi
Je ne vous connais pas personnellement, mais comme je connais le site, alors je vous connais aussi un petit peu.
Reposez en paix, Monsieur Jean Michel.
Zahra El Maldi
Je suis bien triste. J’ai connu Jean-Michel Vlaeminckx en 1983, quand je préparais l’organisation de la Semaine du cinéma en Belgique à l’ULB. Il était alors photographe dans le magazine Visions, avec Philippe Reynaert : ils avaient publié le programme des 70 films belges projetés, sur 4 pages DIN A3. J’ai eu le grand plaisir de retrouver Jean-Michel, toujours fidèle à lui-même, comme responsable dans le cadre de Cinergie, notamment lors d’interviews sur Charles Chaplin ou sur André Delvaux. Cet homme d’images est devenu lui-même une icône. Il occupe une place privilégiée dans ma mémoire.
Adolphe Nysenholc
Dans la maison du 19F, il y avait le JMV des bons matins qui s’arrêtait toujours à mon bureau du 3e, qui me saluait les deux mains jointes comme un moine bouddhiste et m’apportait un article du monde diplo à lire ABSOLUMENT, une photocopie, un magazine, un livre qu’il avait adoré.
Au 19 F, il y avait le Jean-Michel des matins grincheux, irrité par la com’, la pub’, les banques, la finance, ces pourris, et qui montait, silencieux, les escaliers jusqu’au 4e, sans s’arrêter, sans dire bonjour, la barbe hirsute et le poil mauvais !
Au 19 F, il y avait aussi Jean-Michel Vlaeminckx, critique de profession et de passion, prolixe, s'enrageant, vitupérant contre le cinéma paresseux, le cinéma de vendus et défendant bec et ongles le cinéma d’auteur… capable de convoquer Charlemagne, Robespierre, Marx ou Heidegger pour avoir le dernier mot et vous laisser médusé.
Avant de partir en Indonésie, et finalement pour toujours, Jean-Michel s'était arrêté au 3e pour m’apporter mon cadeau d’anniversaire à l’avance. Superstitieusement, je ne l’avais pas ouvert… Le joli paquet est toujours là, posé sur mon bureau. Dans deux semaines, je découvrirai le livre dédicacé de sa main qu’il me donnait chaque année avant de partir en Asie. Cette année, le cadeau n’aura pas la même saveur… Je lirai ses mots pour la dernière fois.
Sarah Pialeprat
Jean-Michel n’était pas seulement le cinéphile qu’on sait. C’était aussi un passionné de livres et de musique. Et bien que nous nous soyons connus par le cinéma et côtoyé durant plusieurs années à Cinergie, c’est d’abord le Jean-Michel lecteur et mélomane qui me revient en mémoire, et le souvenir de nombreuses soirées passées chez lui à écouter de la musique et partager nos découvertes.
De Braudel à Chandler, en passant par Nabokov et Cortázar qu’il aimait entre tous, le champ de ses lectures était immense. Je l’ai toujours connu lisant plusieurs livres de front, et notant au crayon, au verso du dernier feuillet, les numéros de pages, assortis de quelques mots, renvoyant aux passages qui l’avaient marqué. Nous échangions régulièrement des tuyaux de lecture. Il me fit notamment découvrir Javier Marías dont il me prêta le Roman d’Oxford, devenu un de mes livres de chevet. Je pense à lui chaque fois que je le relis, je revois ses bibliothèques où Lévi-Strauss voisinait des piles de Série noire.
La musique occupait une place peut-être plus essentielle encore, il ne cachait pas qu’elle lui avait permis de tenir bon dans les moments difficiles de son existence. Ses goûts le portaient en premier lieu vers la musique baroque, qu’il avait découverte dès les années 1970, au moment où une poignée d’instrumentistes entreprirent de renouveler en profondeur son interprétation en revenant aux partitions et aux traités musicologiques d’origine. Lui-même avait pratiqué la flûte, et s’était produit à cette époque dans des ensembles dont je n’ai jamais su s’ils étaient amateurs ou semi-professionnels. La musique vocale le faisait particulièrement vibrer, des polyphonies dela Renaissanceaux motets de Bach en passant par les madrigaux de Monteverdi. Par la suite, il se mit au jazz, avec une prédilection marquée pour le jazz chambriste, les trios de Jimmy Giuffre par exemple.
Il en allait pour Jean-Michel de la musique et des livres comme il en allait du cinéma. Le plaisir qu’il y prenait était indissociable du souci du partage et de la transmission. Il aimait les histoires — de cinéastes, d’écrivains, de musiciens. Tous ceux qui l’ont rencontré ont pu apprécier son talent de conteur et le plaisir gourmand avec lequel il détaillait une anecdote, non par goût du potin mais en ce qu’elle pouvait éclairer le rapport d’un créateur à son œuvre et enrichir notre compréhension de celle-ci. C’était, de ce point de vue, un pédagogue né, et je lui enviais la clarté synthétique avec laquelle il pouvait vous expliquer les ressorts secrets d’une polyphonie à six voix ou résumer la Méditerranée de Braudel en vous donnant séance tenante envie de le lire. Ce sens de la transmission, alliée à sa curiosité, son goût de l’échange, son humour malicieux, sa gentillesse et sa générosité, faisait de lui un intercesseur unique dans le petit monde du cinéma belge. Non seulement il va nous manquer, mais je ne crois pas qu’il sera remplacé.
Thierry Horguelin
Cette annonce est un choc immense ! La dernière fois que je l’ai vu, comme il l’a écrit ensuite, c’était début avril à Bobigny pour la classe de cinéma que devait donner Chantal Akerman…Que de souvenirs passionnés il nous laissent ! Il était toujours le premier à témoigner de l’enthousiasme immodéré pour toutes les actions que nous menions !Le cinéma belge perd un de ses grands témoins et défenseurs.J’adresse toutes mes condoléances à son épouse et à son fils.
Louis Héliot
Qu'ajouter à ce portrait si juste, si ce n'est l'expression de ma plus profonde sympathie à Michèle, à Tom, ainsi qu'à tous ceux qui ont aimé et apprécié Jean-Michel...
Chris Herzfeld
Je suis triste d’apprendre sa disparition. Je le connaissais depuis le tournage de DUST de Marion Haensel où je débutais comme photographe de plateau. Il faut le témoin précieux et privilégié de tous les évenements. Un grand salut Jean Michel. Dernière rencontre, dernière photo au cinéma ABC pour notre SOS. Bon Voyage l’Ami,
Eric Vauthier
Jean-Michel, c’était la mémoire du cinéma belge et l’un de ses grands défenseurs. Ses actions, son courage à toute épreuve et son enthousiasme marqueront à jamais ceux qui ont eu la chance de le côtoyer. Il s’en est allé, laissant un grand vide derrière lui et une immense tristesse. Nos pensées vont à sa famille ainsi qu’à toute l’équipe de Cinergie.
Le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel
Abasourdi par cette si triste nouvelle qui me trotte dans la tête depuis samedi. Jean-Michel avait écrit pour moi au début de l’année un article sur la grande histoire de Cinergie, à paraître en automne dans un numéro sur les archives non-film que je coordonne pour la revue « Archives et Bibliothèques de Belgique ». Déjà un texte posthume ! Comment oublier son dévouement, sa rigueur et surtout son énorme gentillesse. Cher Jean-Michel, tu fais de tout le cinéma belge une famille d’orphelins ! Condoléances à sa famille et à toute l’équipe de Cinergie, et bon vent à toi Jean-Michel, là-haut dans les étoiles !
Jean-Paul Dorchain
Jean-Michel,
Je n'aurais jamais pensé quitter Cinergie après toi… Encore aujourd'hui, je ne réalise pas que cette terrible nouvelle soit vraie, j'ai l'impression que demain tu vas passer la porte de Cinergie, une banane à la main et ton appareil photo dans l'autre afin de nous montrer les belles choses que tu as vues lors de ton voyage et de nous raconter avec effervecance ton séjour dans ce continent que tu aimais tant. Ton départ laissera un grand vide au sein de notre équipe… Merci pour ta connaissance, ton enthousiasme et ta façon à toi d'être si entier.
Longue route à toi cher Moine Bouddhiste…
Une post-moderne underground et janséniste!
Lucie Laffineur
Het bericht dat Jean-Michel overleden is, raakte me erg. Precies alsof het onlangs nog was dat hij me belde met de vraag of hij nog lid kon blijven van de Unie van de Belgische Film Persbond. Hij was jarenlang lid, in zekere zin actief lid want hij kwam geregeld naar de vergaderingen. Een minzaam man in wiens gezelschap het goed vertoefen was.
Je tenais à m’associer à l’hommage rendu à Jean-Michel. Je l’ai côtoyé avec Henry Ingberg pendant quelques années sur des dossiers cinéma et j’en garde un souvenir excellent comme les quelques conversations que nous avions encore dans le tram lorsque tous les deux nous rentrions chez nous !
Force et courage à sa famille
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Cher Jean-Michel, cher (beau-)frère. Je crois que tu savais la place de choix que tu occupais, que tu occupes, dans mon petit Panthéon. Les mariages ont ceci de curieux qu’ils nous lient aussi, à des degrés divers, avec plus ou moins de bonheur, aux amis et surtout à la famille du conjoint. C’est ainsi que nous nous rencontrâmes. En dehors des événements amarrés à nos vies personnelles, de la saga familiale ou de nos santés, nous nous découvrîmes au fil des ans de nombreux points communs : le cinéma, la photographie (le Leica ! Cartier-Bresson !), les livres, l’amour des arts, la politique, l’économie, la philosophie, que sais-je encore. Et la musique, bien sûr ! Les baroqueux, le jazz. Au détour de nos discussions, il y avait cependant un moment où tombait immanquablement la question fatidique : et Anderlecht ? Partager avec toi un repas, avec Michèle et Tom et parfois l’un ou l’autre invité m’a toujours apporté un grand bonheur. Je rentrais chez moi avec l’impression d’être plus intelligent, plus cultivé, l’esprit plus ouvert, plus critique. Tu me remontais comme une pendule. Hélas mon précieux horloger m’a quitté. |
Claude Savaroc
Jean-Michel Vlaeminckx était l'ami des cinéastes et du cinéma tout court.
Sa perspicacité à détecter ce qui faisait mouche dans un film, quel que soit le genre ou le format était sans limite. Il aimait le débat, osait la confrontation, jamais chiche d'un point de vue, d'une interprétation. Son amour des films et du cinéma ne l'empêchait pas de s'intéresser à tous les combats menés par les professionnels et les associations pour que la création et la culture soient soutenues à hauteur des ambitions d'un pays, d'une communauté, d'une région. Sa disparition brutale est une perte irréparable. Au milieu du chagrin qui nous étreint, reprenons le flambeau de ses convictions!
Luc Jabon
Les élections européennes venaient de se dérouler et les murs de la rédaction tremblaient déjà devant les coups de tabac de Jean-Michel. Il n'en fut rien, tout juste y fit-il allusion. Il blaguait et, au détour d'une conversation, se mit à chanter Jeanne Moreau, "Le tourbillon de la vie" du Jules et Jim de Truffaut, tant il était absorbé par son futur périple indonésien. Il chantait mal.

Il est de ces Hommes qui tout au long de leur vie tracent un tel sillon d’engagement, de profondeur et de réflexion qu’on ne les oublie jamais. Merci pour ton regard « militant » sur notre cinéma ! Mes plus sincères condoléances à tes proches.
Martine Barbé
Salut l'ami,
Tu as énormément compté pour moi, je crois que tu le sais. Tu n'étais pas que mon patron, tu étais mon ami, et je crois qu'ensemble on a fait de belles choses. Des choses dont je suis encore fier aujourd'hui, parce qu'elles étaient sincères et spontanées. Tu étais presque un père pour moi. Je retrouvais à travers ton regard sur moi, toute la bienveillance et la fierté d'un maître pour son élève. Même si c'est moi qui te donnais des cours de finalcut héhé. Merci, merci mille fois pour ta confiance. Tu fais partie de moi désormais.
Antoine Lanckmans
je prends le temps de chercher quelques mots que je ne trouve pas. Je prends le temps de penser à Jean-Michel. Silence, ça tourne dans ma tête ...
Claudine Van O
Cher Jean-Michel,
Qu'il est difficile pour un jeune cinéaste de donner sa première interview. C'est à la fois une chance et une épreuve. Trouver les mots justes pour parler de ce qu'on a fait. Ou essayé de faire.
J'ai eu de la chance: c'est toi qui a recueilli ces mots. ( Il s'agit plus de cela en effet, tu recueillais une interview. Et tu récoltais sans doute plus que ce que de jeunes cinéastes sont en mesure de donner). Ton écoute attentive, chaleureuse et patiente fait que je m'en souviens encore aujourd'hui. Jean-Michel, glaneur de mots et d'images, aujourd'hui c'est nous, jeunes et moins jeunes cinéastes, qui nous recueillons. Nous ne t’oublierons pas.
Vivian Goffette
Je viens de recevoir sur mon mail du Soir le message annonçant les funérailles de Jean-Michel, et je suis très touché par la nouvelle.
Il y a peu encore, je croisais de temps en temps Jean-Michel dans le tram -nous habitions je pense pas loin l'un de l'autre- et nous parlions... de cinéma, bien sûr. Je ne l'imaginais pas un seul instant au bout de son chemin. Je pars hélas après-demain pour le sud-ouest de la France, sans quoi j'aurais certainement été présent pour ses funérailles. Je ne l'ai que trop peu connu mais n'ai jamais cessé de lui porter une profonde estime.
J'envoie mes condoléances très sincères à ses proches, et donc aussi à ses amis de Cinergie.
Nicolas Crousse
Cher ami,
Rappelle-toi quand tu es tombé sur la tête, que tu as dû réapprendre à parler, à nommer les choses et les gens, tu ne te souvenais plus de mon nom et tu m'appelais, chère amie.
Et oui, nous étions amis. Des amis qui l'ignoraient à force de se fréquenter quotidiennement, 21 ans durant! Nos angoisses professionnelles, nos doutes sur le sens de notre travail, nos coups de blues, de fatigue, nos joies aussi, notre fierté de derniers combattants pour des valeurs qui se perdent, nos coups de gueules contre les institutions, les réalisateurs, les professionnels qui nous oublient. Tout cela, on les a vécus ensemble. On était souvent d'accord mais il fallait que je te calme, que je freine ta paranoïa. Tu étais d'une mauvaise foi crasse qui me faisait sortir de mes gonds ! Alors on s'engueulait. Des cris mémorables dont le 19F en résonne encore. Quel têtu tu faisais. Et même si tu n'as jamais voulu reconnaître tes erreurs ou admettre que tu avais dépassé les bornes, quand tu étais prêt à renouer le dialogue, tu venais avec un bouquin, un article ou un film. « Tiens, je crois que ça va t'intéresser », me disais-tu et la discussion pouvait reprendre, calmement.
Déjà je me surprends à me dire, « Jean-Michel aurait haussé les épaules et aurait tourné le dos, ou par contre, Jean-Michel aurait beaucoup apprécié cet article ou ce film. »
Crois-tu que je risque de te regretter?!
Dimitra Bouras
Jean-Michel, tu m'as remplacé comme photographe à Visions et nous sommes devenus des complices photographiques. On a fait une expo ensemble.On a fêté tes 70 ans.Tu as écrit un si beau texte dans Cinergie sur mes photos pour mon expo de l'année dernière. T'ai-je assez remercié de m'avoir si bien comprise et écoutée? J'espère ! Toute mon affection à Michèle et Thomas.

Nous nous connaissions peu finalement, mais à travers nos rencontres chez Cinergie, je garde le souvenir d’un homme chaleureux et passionné. Crois bien que toutes mes pensées accompagneront Jean-Michel , ses proches, ses amis pour ce dernier voyage. Avec toutes mes condoléances,
Amicalement,
Sidney Decock
C’est avec une grande émotion que j’ai appris le décès de Jean-Michel. Je ne le connaissais pas très bien mais j’ai admiré toujours son énergie, sa détermination à s’intéresser au cinéma belge et à la soutenir. Il semblait inoxydable... Mais voilà, les êtres vivants sont toujours plus fragiles qu’on ne le pense. Mes pensées vous accompagnent,
Anne Lévy-Morelle
Les fidèles du Studio 5 le connaissaient notamment, comme modérateur occasionnel des débats des « Quatre saisons de Cinergie » aux côtés de Dimitra.
Jean-Michel avait aussi participé activement à la belle aventure de Visions, revue qui eut une vie de toutes façons trop courte, mais qui suscita une nouvelle dynamique au sein la critique francophone en Belgique dans les années 80. C’est un cinéphile instruit et érudit qui nous quitte. Et si vous émettiez des réserves sur un grand film ou sur un maître, la discussion pouvait rapidement s’animer. Probablement parce que Jean-Michel était un homme de convictions. Et pour lui, les valeurs artistiques et les valeurs de la vie n’étaient pas deux choses différentes.
Personnellement, les souvenirs qui me reviennent, datent des voyages vers le festival de Cannes. Le TGV n’était pas encore en circulation et le petit monde du cinéma belge empruntait les trains de nuit. Les compartiments étaient bourrés de journalistes. Le train faisait arrêt à Paris, où l’on achetait les journaux et les revues françaises commentant les sélections. Chaque Une, chaque article, suscitait des débats et controverses passionnels, jusque tard dans la nuit. Jean-Michel y participait avec enthousiasme et en profitait pour transmettre au passage ses connaissances historiques aux jeunes critiques.
Photographe, Jean-Michel Vlaeminckx captait sous un regard personnel et amoureux, la nature humaine des réalisateurs, des acteurs et des actrices. Il nous laisse une importante iconographie de tournages de portraits - sur le vif ou posés - témoins de près de cinq décennies de cinéma et tout particulièrement du cinéma belge dont il était une figure familière appréciée.
La meilleure façon de demeurer fidèle à sa mémoire, est probablement de continuer tous, les activités cinéphiles et cinématographiques dans lesquelles nous sommes impliqués et auxquelles il a toujours non seulement prêté attention mais consacré une bonne partie de sa vie.
André Joassin
Beaucoup connaissaient la passion de Jean-Michel pour le cinéma, la photo, l'histoire, la philo... mais peu connaissaient sa passion pour le football, et c'était juste un véritable plaisir de pouvoir partager ces moments d'après match avec lui et en général on était assez d'accord sur les résultats même si l'on ne supportait pas la même équipe. Il est parti, mais moi je suis sure qu'il s'est réincarné en chat et qu'il erre tranquillement dans un temple bouddhiste comme il me le répétait à chaque fois.
Samira Nefari
Après les cours de Victor Bachy, les discussions avec Jean-Michel Vlaeminckx et Philippe Reynaert ont fondé mon regard sur l'image et le cinéma. C'était l'époque de Visions, avec Carine Obsomer, mon cher Carl-Hubert Félix (Carl De Gussem), Philippe Elhem, Charles Tatum Jr, Louis Danvers. Ma première famille de presse et de cinéma; j'avais vingt ans. L'amour de l'image, ça ne m'est jamais passé; on ne s'en étonnera pas.
