Face à la froide mécanique de l'audition, Lobet traverse ces humiliations avec une candeur qui rend son héros attachant. Entre ses chantiers, ses filles et son agente, cette occasion l’oblige à réorganiser sa vie, voire à cacher à sa famille l’espoir qu’il place encore dans son métier. Le film observe avec tendresse cette vocation dont il est si difficile de faire le deuil.
Vu dans La Trêve et nommé au Magritte du meilleur espoir pour Je fais le mort, Lobet connaît bien les seconds rôles. Produit par la société hennuyère Cookies Films, le court a remporté le Grand Prix du Court en dit long à Paris. Il poursuivra son chemin à Soria, En Espagne, puis au Festival du film français de Jeju, en Corée du Sud. Une trajectoire qui donne presque raison à François : le prochain peut toujours être le bon.