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Un dernier pour la route de Corentin Lobet

Le prochain sera le bon

Une comédie tendre sur ceux qui rêvent encore du rôle de leur vie

« Vous êtes arrivé », annonce son téléphone au milieu des autres candidats. François a oublié de couper le GPS après son arrivée à Paris. À 42 ans, ce père de famille avait pourtant renoncé à jouer pour devenir plombier. Mais lorsqu’une production américaine le convoque, l’espoir revient aussitôt.

Scénariste, réalisateur et interprète principal, Corentin Lobet épingle quelques absurdités familières du métier. Une audition réclame beaucoup de temps, d’argent et d’espoir pour quelques minutes face à une caméra. François découvre sur place un texte en anglais, avant d’apprendre que son personnage apparaît nu.

Face à la froide mécanique de l'audition, Lobet traverse ces humiliations avec une candeur qui rend son héros attachant. Entre ses chantiers, ses filles et son agente, cette occasion l’oblige à réorganiser sa vie, voire à cacher à sa famille l’espoir qu’il place encore dans son métier. Le film observe avec tendresse cette vocation dont il est si difficile de faire le deuil.

Vu dans La Trêve et nommé au Magritte du meilleur espoir pour Je fais le mort, Lobet connaît bien les seconds rôles. Produit par la société hennuyère Cookies Films, le court a remporté le Grand Prix du Court en dit long à Paris. Il poursuivra son chemin à Soria, En Espagne, puis au Festival du film français de Jeju, en Corée du Sud. Une trajectoire qui donne presque raison à François : le prochain peut toujours être le bon.