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Madame Jean


Madame Jean

Titre original : Madame Jean

de Sophie Bruneau, Marc-Antoine Roudil

Date de sortie : 2011

Pays : Belgique, France

Genre : documentaire

Durée : 71'

Site web: Cliquez ici

image: Benoît Dervaux
son : Marc-Antoine Roudil
montage image : Philippe Boucq
montage son : Renaud Guillaumin
mixage : Amélie Canini
Distributeur et ventes Belgique : alter ego films
Distributeur France : ADR Distributions

 

Synopsis :

Une ancienne ferme, dans le sud du Cantal, au bord de la route. Madame Jean est assise à la table. Elle accueille Marie-Hélène Lafon, écrivain. Toutes deux sont filles de paysans et ont une histoire en commun.
Deux femmes de deux générations différentes conversent à la table d’une vieille ferme du Cantal, filmées par une caméra à l’épaule qui semble respirer en même temps qu’elles. Dans la pièce, les variations de lumière et le bruit des voitures renvoient hors champ à un monde agricole en perpétuelle mutation. Marie-Hélène Lafon rend visite à Madame Jean et la questionne sur son passé. Elles partagent une enfance paysanne, une langue légèrement infléchie d’expressions régionales, quelques recettes du cahier de Madame Jean que son interlocutrice a déjà goûtées ici. L’un des gâteaux a d’ailleurs un nom qui pourrait convenir à Marie-Hélène : la visitandine. Est-ce parce que celle-ci, écrivain, réinvente dans ses romans l’enfance début de siècle de la vieille femme, qu’elle vient raviver ses souvenirs ? Quand Madame Jean évoque "Jacques de la caisse", le colporteur aveugle, ou ses grands-oncles de la "classe 14" tous morts au front, elle charrie dans ce "nous" émouvant jusqu’à des ancêtres qu’elle ne connaît que par ouï-dire. À mesure que les pommes sont pelées et que, dans le récit, les hectares de la ferme des parents de Madame Jean grandissent à coups d’achats de parcelles environnantes, la relation de Marie-Hélène à la mère de Madame Jean jette un léger trouble. Qui raconte, qui écoute ? Comment se fait-il que ce soit à Marie-Hélène, alors fillette, que la mère de Madame Jean a parlé de la bête du Gévaudan ? Et si c’était la "sauvagerie qui venait très doucement" dans "cet intérieur très rassurant" qui justement avait fait naître entre ces murs une vocation d’écrivain ?" (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011

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