Films illustrés par Gwendoline Clossais FacebookTwitter
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décembre 2009

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01/12/2009
 

Dans nos veines de Guillaume Senez

Tel père…
La famille va mal au vu des courts métrages présentés cette année dans les festivals belges, et quand les réalisateurs ne traitent pas de la séparation des couples, c’est la violence des rapports familiaux qu’ils décident d’aborder. Dans nos veines de Guillaume Senez explore la problématique de l’hérédité et du don sur fond de drame familial. 

Un festival n’est pas l’autre et si les mêmes films concourent, à quelques jours d’intervalles, dans différentes manifestations, les résultats des palmarès sont parfois surprenants. Quelques films se démarquent, raflant des prix partout (La Balançoire de Christophe Hermans, primé au FIFF, au FIFI et à Media 10-10), d’autres, rentrent bredouilles dans un pour obtenir ensuite le grand prix dans un autre. C’est le cas de Dans nos veines de Guillaume Senez qui, reparti sans récompense lors du Festival International du Film Indépendant de Bruxelles, vient d’obtenir le Prix du Meilleur Court Métrage de Fiction à Media 10-10 ainsi que le nouveau prix décerné par UNICEF ; ce dernier trouvant toute sa justification puisqu’il vise à récompenser un film abordant les droits de l’enfant. 
Lionel est un adolescent de 17 ans. Comme la plupart, il porte des jeans trop grands, une coiffure en pétard et s’éclate huit heures par jour à zigouiller des types virtuels dans de grandes effusions d’hémoglobine tout aussi virtuelles. Pourtant, dans quelques jours, cet ado pas sorti de l’enfance va devenir père, rôle qu’il n’est visiblement pas prêt à assumer d’autant que le sien exerce sur sa famille gentiment bourgeoise et policée une brutalité gratuite, quotidienne. Dans cet univers propret où tout semble parfaitement à sa place, se font entendre les coups et les cris que Lionel ne peut plus supporter. Le sang qui coule dans ses veines est-il contaminé par la violence ? En assumant ce nouveau rôle, va t-il reproduire ce qu’il a toujours connu ?
Sans artifices visuels superflus, jouant de l’ellipse et du hors champ avec justesse, Guillaume Senez aborde son sujet sans tomber dans le mélo. L’économie recherchée donne au film des accents un peu froids et statiques, mais permet d’éviter d’alourdir un propos déjà suffisamment dramatique.

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