Avec Ni oui ni nom, Delphine Noels récupère les prétextes et les désaccords tout en faisant alterner moments de rupture et de fantaisie. Il y a Estelle et Paul qui jouent au lapin dominical dans leurs draps et leurs filles, Louise et Camille, qui se disputent Oui-Oui (pas le frimeur au grelot mais un doudou...).
Problème : ils sont attendus pour un repas de famille chez les parents d’Estelle. Les clans se forment et les individualités ne tardent pas à se dégager : pour ou contre les épinards chez les grands-parents et l’existence de Oui-Oui ! Pour Ni oui ni nom, Delphine Noels, amatrice de visages, a retenu ceux d’Anne Coesens (lapine mutine), de Fabrice Rodriguez (compagnon présent dans Une clé et Tu dors, le film de fin d’études de Delphine, il est terrible avec un soutien-gorge sur la tête !) et de deux mômes extras, Margaux Clément et Pauline Denis.
Et? Les réparties s’installent, les gros plans s’enregistrent, le sang-froid se perd dans les huis clos et la mauvaise foi fait sa parade ! D’ailleurs, les faiblesses de communication font du bien à la ligne du sourire : « Où est le magasin de doudous ? Tu sais, toi, où il est, le magasin de doudous ? ». Mais au fond, qui fait mieux le lapin? On vous laisse en juger...
Ni oui ni nom vient d'obtenir Le Prix La Deux au 10ème Festival du Court Métrage de Bruxelles.