Alors que sa sœur lui rabâche que la pénétration est un acte surcoté et gênant, sa mère les tanne en avançant qu’une défloraison tardive n’est pas une bonne solution face à tous des besoins à assouvir et à l’impératif du coït au sein du couple. Même les chimpanzés femelles se laissent dépérir quand elles ne peuvent plus se reproduire, faute d’utilité à la société ! Prudence pense que grâce à la légumothérapie, pratique d’insertion de légumes à l’intérieur de son vagin, elle va trouver une solution.
Le film nous questionne face à la multiplicité de sexualités et de leurs expressions qui existent à l’heure actuelle. Sa sœur la met d’ailleurs face à son possible lesbianisme et son autosexualité. Prudence se demande si elle n’est pas un cas clinique à cause de son problème et son copain en vient à ne plus oser être affectueux de peur de paraître abusif. Prudence au rayon légumes nous met ainsi face aux contradictions contemporaines inhérentes au couple et à la vie sexuelle, terreau d’une indécision et d’une remise en question permanente. Clin d’œil finalement à la touche fantaisiste du court métrage transformant les personnages en caractères médiévaux chevaleresques.