Stephan Streker - Montana

Antidote à l'hiver, cinéma is back ?

Hiver 2011. Après s’être endormi en regardant en salle ou sur écran de nombreux nouveaux films formatés télé (« on doit bien gagner notre vie, cher ami. - « En effet ! ») ou s'inspirant du blabla post-moderne (l'amour du presque rien - ok, mission to Mars, mec), peut-on sortir de sa torpeur avant le printemps 2011 ? Ou, au contraire, va-t-on continuer à ronfler devant ce trop plein d'images qui n'ont aucun intérêt ?

Stephan Streker nous appelle pour nous montrer des séquences de Montana, son dernier film qu'il monte au studio ADN, à Schaerbeek. On y va et… Waahoo, on se réveille. Il existe encore du cinéma, ça alors ! Il est toujours vivant, et pas seulement destiné aux « home » pour personnes âgées (minimum 1500 euros par mois).

Dans la salle du studio, on regarde des parties du film, projetées sur grand écran, à côté d'un jeune monteur qui cherche le bon rythme sur le clavier de son iMac. Dan Doby est un jeune Californien rapide comme l'éclair. Il vient de débarquer de Los Angeles où il a pu voir les premiers rushes avec le réalisateur de Montana, Stephan Streker. Il n'arrête pas de proposer des possibilités intéressantes et de trouver le tempo juste à la seconde près. On comprend mieux pourquoi Stephan bouge dans la salle comme une rock star, sans cesse animé par les liens entre les plans que lui offre Dan. On en conserve, et on en supprime (parfois de très beaux) parce qu'ils ne s'accordent pas avec les autres. C'est une respiration musicale permanente. Assister à cela, c'est découvrir le souffle du cinéma.

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