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Frans Buyens

Frans Buyens

Métier : Réalisateur

Pays : Belgique

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Biographie

Cinéaste - Auteur.
Né le 2 février 1924 à Tamise, Flandre Orientale, Belgique. Décédé le 26 mai 2004 à Jette (Bruxelles).
Milieu ouvrier. Père vannier.
Autodidacte.

Oeuvres littéraires :
Première période de 1948 à 1958
Deuxième période de 1983 à 2000
Nombreux écrits concernant l'antimilitarisme, le racisme et la pensée libre.
Auteur de nouvelles, de romans, de théatre et de contes pour enfants.
Sa prose est caractérisée par le fantastique.
Il est pionnier de la S.F. flamande.
Consacre de nombreux essais à des écrivains flamands et étrangers.
Fondateur d'un théâtre satirique à Anvers : Le Coq de Cuivre.
Fondateur d'une feuille satirique : Le Satan.
Reporter, scénariste et réalisateur à la télévision flamande.
Principalement actif comme cinéaste de 1960 à 2003.
Par choix producteur indépendant.

Galerie photos

Filmographie

La Petite peau blanche devait courber la tête devant l'Empereur Hirohito

La Petite peau blanche devait courber la tête devant l'Empereur Hirohito

Réalisateur(-trice)
documentaire
2003
 
Savoir pourquoi

Savoir pourquoi

Réalisateur(-trice)
documentaire
1996
 
Tango Tango

Tango Tango

Réalisateur(-trice)
fiction
1994
 
Moins morte que les autres

Moins morte que les autres

Réalisateur(-trice)
documentaire
1992
 
Le Feu follet

Le Feu follet

Réalisateur(-trice)
fiction
1973
 

Quelques titres des 70 films

2003 - La petite peau-blanche doit courber la tête pour l’Empereur Hirohito.106’

Basé sur deux livres de Lydia Chagollconcernant la Seconde Guerre menée par les Japonais.

1997 - Savoir Pourquoi - En collaboration avec Lydia Chagoll. Neuf heures de radiographie du nazisme

de 1919 à 1945. Et séparément 9 témoignages de résistant(e)s belges- 540 ‘

1992 - Moins morte que les autres- Récit de la mort du père, du frère et de la mère du cinéaste. Témoignage poignant de la vie ouvrière dans un film qui porte plutôt sur la vie que sur la mort. 95’

1993 - TangoTango - En collaboration avec Lydia Chagoll- 21 jeunes acteurs trisomiquesinterprètent

leurs rêves avec humour, tendresse et un plaisir évident. 90’

1983 - Sarah dit, Leila dit -Deux femmes racontent leur adolescence dans les camps nazis et japonais Récits enregistrés mais interprétés par les actrices Miriam Boyer et Michèle Simonnet; 90’

1982 - Du temps pour être heureux- Chassé-croisé entre un chômeur mal dans sa peau, sa maîtresse et

une jeune fille exubérante et fragile. Malgré le sujet un film sous le signe d’humour. 90’

1980 - Frans Masereel - Aspects de son œuvre - Gravures, dessins, peintures de l’artiste flamand

mondialement apprécié. Film uniquement avec accompagnement musical. 60’

1979 - Un jour les témoins disparaîtront - En collaboration avec Lydia Chagoll. Dix survivants et 120

étudiants universitaires font un voyage d’études de 3 jours à Auschwitz / Birkenau. Documentaire

aujourd’hui encore diffusé dans les écoles secondaires et universités. 75’

1977 - Frits Van den Berghe- Analyse de l’œuvre du plus important peintre et dessinateur de l’expressionisme

et de l’art fantastique de l’Ecole Laethem-St.Martin. 75’

1974 - Là ou toussent les petits oiseaux- Une satire, traité en fable, sur la pollution du milieu et

de l’esprit. Film agrémenté de scènes de ballet. 90’

1973 - Wondershop - Les aventures de deux jeunes enfants (frère et sœur) dans un monde d'adultes farfelus.

qui gèrent un magasin plein de surprises. 65’

1973 -Le feu follet- Trois matelots Pakistanais à la recherche d’une jeune femme dont ils n’ont que

l'adresse. Commence dans la nuit du port d’Anvers une randonnée pleine d’espoir et désillusion. 108’

1971 - Chacun de nous-.Des femmes et hommes de diverses nationalités et professions traitent

le problème de la responsabilité et de la conséquence de ses actes. 85’

1967 - Vercors - Plus ou moins homme- Portrait de l’écrivain, caricaturiste et philosophe français.

Vercors avec aisance et éloquence nous fait part de ses pensées sur l’homme. 50’

1965 - Allemagne Terminus Est- Les habitants de la République Démocratique Allemande

répondent sans retenu aux questions pertinentes de Buyens. Film qui durant des décennies a

été contesté autant dans les ‘pays socialistes’ que dans le monde occidental. 90’

1962 - Combattre pour nos droits - Chronique de la grande grève 1960 -1961 en Belgique contre la

« Loi Unique » qui mettait fin à l’acquis obtenus avec tant des difficultés par la classe ouvrière. La police, la gendarmerie et l’armée est réquisitionné pour faire face à un million de grévistes. 60’

1965 - 1978.Cinq portraits d’intellectuels & Cinq portraits de gens du peuple.

Chaque portrait. 52’ - Diffusés en ‘prime time’ par la télévision flamande (BRT).

 

Filmographie

2000 : Gerrit Messiaen : Jusqu’à mon dernier souffle,50’ - Portrait de Frans Buyens

2006 : Lydia Chagoll : Duo - Portrait, 95’- Analyse de l'oeuvre de Fr. Buyens & L. Chagoll

et leur collaboration durant 31 années.

 

Le déclic...

Frans Buyens

Par un cheminement bizarre

1948. Un ami, photographe de métier, avait fait quelques courts métrages documentaires en 16 mm. Il me proposa d'écrire des scénarios et de les réaliser avec lui.
Jusqu'alors, je n'avais jamais pensé à une création cinématographique. Je voulais devenir écrivain, depuis mon adolescence je caressais cet espoir. Néanmoins la proposition me tenta, d'autant plus que le premier sujet fut un documentaire sur un sculpteur que je connaissais personnellement. J'écrivis le scénario et fis même un découpage. Le film ne se réalisa pas : manque de moyens financiers. Je repris ma créativité d'écrivain. Plusieurs livres et maints articles furent publiés. A la même époque, je fondai un théâtre satyrique, où je tenais aussi les rôles de conférencier et de chansonnier. J'aurais bien aimé continué encore de longues années cette activité, mais pour cause de maladie grave, j'ai dû arréter. C'est ainsi que je revins à l'écriture, uniquement l'écriture. C'est assez tardivement et par un cheminement bizarre que j'ai été amené à construire une oeuvre cinématographique variée. Et je suis moi-même étonné de l'obstination qui m'a possédé, une fois ma décision prise. Est-ce une vocation ? Certainement pas. Un rêve secret ? Un désir inconscient ? Une ambition hypnotisante ? Durant mon enfance, j'ai vu Chaplin, Laurel et Hardy; les cow-boys contre les Indiens et des films soviétiques. Mais cela ne m'a jamais poussé à faire du cinéma. Sauf peut-être... dans mon for intérieur, inconnu de moi-même ?
En 1958, me voilà représentant-vendeur d'un nouveau microscope électronique qui faciliterait la recherche sur le cancer. Je devins aussi secrétaire d'une association qui organisait un congrès international, rassemblant des cancérologues non-conformistes du monde entier (Europe, U.S.A., Japon, U.R.S.S., etc). Le but : confronter les théories et expliquer les méthodes et traitements. Le tout illustré par de nombreux documents, photos, diapositives et films. Je regardais, j'écoutais. Je trouvais cela si important que je voulais en faire un document filmé. Evidemment, je n'ai pas pu trouver les fonds nécessaires pour réaliser ce projet essentiel. Il faut le souligner : je pensais à un documentaire informatif et non pas à une création cinématographique. Bref, au lieu d'un film, j'écrivis une pièce de théâtre sur le thème du cancer. Alors survint un fait imprévu : l'occasion de travailler à la télévision, comme indépendant. D'abord des scénarios et des réalisations de mini-courts métrages destinés à la jeunesse - sujets documentaires sous forme de fiction, simultanément des reportages en direct, entrecoupés d'images filmées à l'avance. Quelques mois plus tard, je réalisais mes premiers documentaires créatifs et je préparais le tournage et la production de mon premier long métrage de fiction, dont le scénario, jamais tourné, subsiste toujours dans mes archives. Ce fut la grande grève de 1960-61 qui décida finalement de mon orientation définitive. Questions que je me pose : - Dans mon enfance et ma jeunesse, j'ai fréquenté plusieurs artistes peintres. Est-ce cette influence qui m'a conduit à la création filmique ? - Mais pourquoi l'envie d'écrire ne m'a-t-elle jamais quitté ?

Frans Buyens