Juillet-aout 2002
Entrevue
- Lettre ouverte de Vincent Lannoo sur les déboires de Strass
- Celine Colassin, directrice de casting
- Pierre Dherte
Critique
- Echographie de Thomas de Thier
- L’homme à moitié dégelé d'Anne Deligne
- C’est notre pays pour toujours de Marie-Hélène Massin
- Bonne cuvée, la Promotion 2002 de l’IAD
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X-Film
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Critique
X-Film de Gilles de Voghel
Gilles de Voghel
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Entrevue
Gilles de Voghel
IAD - Institut des Arts de Diffusion
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Entrevue
Matthieu Frances -
Critique
Les courts de l'IAD -
Critique
Projection de films de fin d’études à la Fête du Cinéma Belge - décembre 2006 -
Critique
Atelier de l'IAD - Réalisations de 2003 -
Critique
Ram-Dam de Stéphanie De Smedt -
Critique
IAD : courts métrages 2005-2006 -
Critique
Cocktail Mazel Tov ! de Maxime Pistorio -
Critique
Juste l'embrasser de Samuel Henry -
Critique
Parlez-moi d'amour d'Alexia Bonta -
Critique
Notre mémoire de Floriane Cardot -
Critique
On reviendra au printemps de Cindy Pahaut -
Critique
Caroline, titre définitif de Marie Brumagne -
Critique
Ragazzo rosso de Marco Zagaglia -
Critique
Dans le coeur, existe de Andrea Lopez Saez -
Critique
En attendant Les Olivettes de Jean-François Ravagnan -
Critique
Idioma de Ian Menoyot -
Critique
Films de l'IAD : première sélection -
Critique
IAD - promotion 2010 -
Sortie DVD
J'ai toujours voulu être une sainte de Geneviève Mersch -
Article
Dossier Ateliers : L'Atelier de Production du Centre Vidéo de Bruxelles -
Article
Dominique Lefever, monteuse et professeur de montage à l'IAD
Bonne cuvée, la Promotion 2002 de l’IAD
Ce sont plus de six cents personnes qui se sont pressées ce mardi 18 juin dans deux salles de l’UGC de Louvain-la-Neuve (exit les salles exiguës, surchauffées et moins bien équipées de l’Agora, tant pis pour la tradition, tant mieux pour la qualité...) pour assister à la projection, devant jury, de l’ensemble des travaux réalisés cette année à l’Institut des Arts et de Diffusion (IAD).
Quinze courts métrages, pas moins, pour rendre compte du savoir-faire et du talent des étudiants de licence en réalisation cinéma, radio-télévision, multimédia et théâtre, ainsi que des futurs gradués en son, montage et scripte, image et multimédia d’une école dont on ne compte plus les anciens étudiants aujourd’hui internationalement reconnus.
Salles combles, public constitué d’élèves en dernière ligne droite avant leur diplôme, de professeurs, d’invités ayant participé aux films ainsi que de professionnels avides de découvrir à la source les futurs acteurs de l’audiovisuel et du cinéma belge de demain, tout était en place pour quatre heures de découverte totale au pays du court.
Comme chaque année, et un peu plus encore cette fois avec les possibilités dolby et 35 mm, cette séance est un petit festival de courts métrages se déroulant dans les conditions les plus professionnelles, véritable baptême augurant ce que tous auront à rencontrer, et on l’espère avec succès et des prix à la clé, dans leur carrière.
Le programme très varié proposait des films sur différent supports et de différentes techniques, vidéo, 35mm, images de synthèse, ainsi qu’un large éventail de ce qui peut se faire en matière de courts, du reportage documentaire pur et dur à la chronique frisant le home vidéo en passant par la fiction, sans oublier le film outil de provocation et de subversion.
![]() L'Age selon Elise |
![]() Brûleurs de frontières |
Comme toujours, la fiction est le genre le plus risqué parce que le plus difficile à gérer dans le cadre limité et contraint d’un travail de fin d’études. Mais cette année plusieurs étudiants s’y sont jetés, avec plus ou moins de réussite. C’est le cas du très cynique et très décapant film de Dominique Reding Belgi’x vs Atomi'x, qui raconte la concurrence sans merci entre deux sex-shops, film dégoulinant de clin d’œils plus graveleux les uns que les autres mais où l’on relève la performance d’acteur d’Eric De Staerke ainsi que le passage jubilatoire devant la camera de Benoît Lamy dans le rôle de Fred Copula – « allusion ectoplasme » aux réalisateurs X bien connus des décryptophiles. Autre fiction, versant carrément dans le domaine fantastique celle là, Un pied dans la tombe d’Antoine Bours qui, au détour d’une étrange rencontre entre un attardé mental et une belle veuve nécrophile, mêle dans sa narration cinéma traditionnel de genre (avec des faiblesses de rythme et de direction d’acteurs mais rempli de petites idées tout à fait réjouissantes) et animation fantasmatique.
![]() Belgi'x vs Atomi'x |
![]() Un pied dans la tombe |
Dans un genre plus sévère et pas forcément plus facile à faire passer (on dit souvent à tort qu’il est moins risqué d’essayer de faire réfléchir ou pleurer, mais dans chaque cas, c’est quand c’est loupé que cela dérange) l’Impossible Échappée de Stéphane Papet nous emmène avec un texte aussi superbe que remarquablement lu vers une introspection sans fard et fort pertinente quant à nos attentes et nos angoisses face au monde et à la vie en société.
La meilleure et plus grande surprise est venue d’un film aussi improbable que provocateur dans sa forme : le document paranoïaque , pastiche cynique du journalisme d’investigation clignant aimablement de l’œil à tout un pan de la production américaine friande d’événements et de phénomènes paranormaux. X-Film nous présente avec soin et sérieux dans sa construction et sa réalisation générale (sérieux qu’il n’a pas dû toujours être facile de tenir sur le plateau de tournage) les travaux de recherche d’un étudiant, ici le réalisateur jouant son quasi propre rôle, enquêtant sur un mystérieux film saisi par les autorités... Mais de quelles autorités peut-il s’agir et surtout de quelle autorité et au nom de quoi la saisie d’un film de fin d’étude anodin peut-elle trouver un sens ? Réponse à la fin abyssale de ce premier film de Gilles de Voghel, un réalisateur à la personnalité éclatante qui ne manquera certainement de faire encore parler de lui et de ses films, tenez-le-vous pour dit.
![]() X-Film |
![]() Craps et voltiges |
![]() La Corne du diable |
![]() Moonwalker |
Philippe DEPREZ










