En rentrant de vacances, Aline se rend compte qu’elle a oublié ses clés dans son lieu de séjour et se retrouve des heures coincée avec sa fille en dehors de son appartement. Elle tente de contacter son compagnon Jérôme et de le retrouver grâce à un ami, en vain.
Sa fille aux commentaires acerbes semble prédire le pire. Aline finit par la confier à son père avant de tenter par la force de pénétrer dans sa demeure, à ses risques et périls. L’aide d’un serrurier sera la seule issue. Elle s’abandonne aussi à un rêvé éveillée mêlant piano entêtant et souvenirs de discussion empreints d’espoir avant de ressasser un passé plus sombre. Sa parano et ses sanglots reflètent la dure réalité d’un déni face à une réalité difficile à affronter. Le message fatidique de Jérôme tombe comme un couperet.
Alors vaut-il mieux brûler d’un coup plutôt que de consumer à petit feu ? Éviter la discussion minable d’une relation à désormais proscrire ou mettre à nue les cœurs d’amant·e·s maudit·e·s ? Réponses en suspens, solutions insolubles. Quoi qu’il en soit, à travers ses plans lents dans cette cage d’escalier où règnent tantôt attente tantôt silence, Paul Vincent de Lestrade fait éveiller chez les spectateurices toute l’émotivité et la vulnérabilité humaines de l’abandon.