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Une vi(ll)e habitée de Monique Quintart

Une vi(ll)e habitée, produit en 2010, plonge dans l'enfance de la réalisatrice Monique Quintart et nous fait découvrir ce que signifie être bruxellois à travers une balade sous la pluie, accompagnée de l’écrivaine Michèle Vilet.

L'auteur, à la recherche d'un lieu de résidence pour son nouveau personnage de roman, a demandé à Monique Quintart de lui faire visiter son quartier. La réalisatrice l'emmène alors dans les rues de Forest pour lui expliquer ses premiers pas et les différentes anecdotes du voisinage. Elle lui révèle des souvenirs personnels tout en confiant ses envies d'évasion au-delà de Bruxelles. Un moment de partage entrecoupé d'images d'archives venant illustrer ses propos.

La réalisatrice partage son sentiment d' « amour-haine » envers sa ville natale. « Je ne me sens pas bruxelloise mais d'un peu partout », dit-elle. « Doit-on être obligatoirement lié à un lieu ? » Paradoxe assez flagrant d’un sentiment d’être nomade, proche de différentes cultures, dans une capitale peuplée d’habitants venus d'ailleurs et son multilinguisme.

Monique Quintart et Bruxelles ne font en réalité qu'un. Lors de cette balade, elle raconte des anecdotes familiales à travers plusieurs lieux bruxellois qui l'ont marquée ou que ses parents lui ont fait découvrir : la maison de ses grands-parents qui cachaient des juifs pendant la guerre ou encore la ruelle où ses parents se sont rencontrés.

Une vi(ll)e habitée met en évidence tous les aspects de la capitale belge que ce soit sa culture, ses travaux et ses habitants. Ce documentaire, tourné dans les rues et lors de festivités comme le Meyboom (commémoration traditionnelle et ancienne célébrant la victoire des Bruxellois sur les Louvanistes en 1213) et la Zinneke Parade (fête récente regroupant des habitants d'âges et d'origines variés, des associations, des écoles des différents quartiers bruxellois autour d'un projet commun), montre un Bruxelles festif et authentique que personne ne souhaiterait quitter.

Monique Quintart a réalisé ce documentaire pour répondre à une question : « Qu'est-ce qu’être bruxellois ? » Une habitante n'a pas hésité à lui répondre : « Être bruxellois, c'est avoir un grand cœur et une grande gueule ».

Aurélie Bronckaers