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Jean Harlez

Jean Harlez

Métier : Réalisateur

Adresse : 320, chaussée de Gand

Ville : 1080 Bruxelles

Pays : Belgique

Tél : +32 2 410 74 11

Galerie photos

Filmographie

Des Marolles au Groenland

Des Marolles au Groenland

documentaire
2009
 
Le Chantier des gosses

Le Chantier des gosses

documentaire
1970
 
Les îles féroé

Les îles féroé

documentaire
1968
 
Igartalik, la vie groenlandaise

Igartalik, la vie groenlandaise

documentaire
1965
 
Escalades au soleil de minuit

Escalades au soleil de minuit

documentaire
1961
 
Les gens du quartier

Les gens du quartier

documentaire
1955
 
Quand chacun apporte sa part

Quand chacun apporte sa part

documentaire
1954
 
Autour d'un piano
Jean Harlez, 1980, BE, 35mm, vo fr, 18'
Une maison est construite par des jeunes gens, alors qu’un pianiste interprète les 32 variations de Beethoven.

Personne à Las Palmas
Jean Harlez, 1990, BE, 35mm, vo fr, 29'
Sur la côte belge, un artiste peintre tente de trouver l’inspiration… non sans mal.

Une poupée à la mer
Jean Harlez, 1993-2014, BE, 16mm, vo fr, 18'
Le destin d’une poupée perdue en mer… Film dont Harlez nous promet un ultime montage !

Le déclic...

Jean Harlez

Fier de pouvoir tourner la manivelle

Qu'est-ce qui m'a poussé à faire du cinéma ? Je serais tenté de répondre : "je ne sais pas". Pourtant j'ai éprouvé pour la première fois la magie de l'image vers l'âge de six ans à l'école communale, lors d'une séance de lanterne magique. Il y avait le noir, les images lumineuses et la voix de l'instituteur qui les commentait. C'était, je crois, une fable de La Fontaine. Un peu plus tard, je me souviens d'une après?midi chez un copain de mon père. Les hommes, groupés, buvaient sec et parlaient fort. On entendait vibrer les noms de Jean Jaurès et d'Emile Vandervelde. Mon copain et moi, on projetait un film muet sur le mur avec un petit projecteur jouet. Plus tard, au pensionnat, une religieuse nous montrait Charlie Chaplin ou Buster Keaton avec un Pathé Baby. J'étais fier de pouvoir tourner la manivelle. Il y eut bien sûr l'éblouissement de Blanche Neige. Ce qui m'a frappé plus tard, ce sont les films de Flaherty, particulièrement l'Homme d'Aran et Louisiana Story qui montraient la vie des hommes telle qu'elle est, sans fard, avec ses difficultés. Je peignais à l'époque et j'étais plein d'admiration pour Pierre Paulus. C'est alors que j'ai changé de voie pour ne plus décrocher depuis. J'ai appris le métier en travaillant trois ans chez Charles Dekeukeleire et ensuite, je suis devenu réalisateur indépendant. Mon ambition a été de rendre hommage au travail, aux hommes, qu'il s'agisse d'agriculteurs se groupant dans une coopérative ou de Groenlandais à mi?chemin entre la tradition et la modernité. Dans un autre ordre d'idée - mais est-ce bien un ordre d'idée? -, j'ai été heureux de faire la caméra de plusieurs films réalisés par mon ami Marcel Broodthaers dont je partageais les vues contestataires sur le monde de l'art.

Jean Harlez

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