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Raoul Servais

Raoul Servais

Métier : Réalisateur

Adresse : 3, Dimmereieweg

Ville : 8432 Leffinge

Tél : +32.59.27.93.04

Fax : +32.59.27.93.04

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Filmographie

Servais

Servais

documentaire
2018
 
Atraksion

Atraksion

animation
2001
 
Papillons de nuit

Papillons de nuit

animation
1997
 
Taxandria

Taxandria

animation
1994
 
Harpya

Harpya


1979
 
Pegasus

Pegasus


1973
 
Operation X-70

Operation X-70


1971
 
To Speak or Not to Speak

To Speak or Not to Speak

animation
1970
 
Goldframe

Goldframe

animation
1969
 
Sirène

Sirène

Animation
1968
 
Chromophobia

Chromophobia

Animation
1965
 
La Fausse Note

La Fausse Note

Animation
1963
 
Omleiding November

Omleiding November

fiction
1962
 
Havenlichten

Havenlichten

animation
1960
 

Le déclic...

Un dessin se transformer en acteur

Sans doute étais-je destiné à continuer le commerce que mon père avait lui-même hérité de son grand-père. Mais voilà, mon père ne possédait pas le sens des affaires et le malheureux s'évadait durant ses heures de liberté en s'adonnant à des recherches scientifiques diverses et en filmant tout ce qui se passait autour de lui. Henri Storck et lui furent d'ailleurs les deux premiers cinéastes d'Ostende mais Fernand Servais, lui, resta dans l'amateurisme. Tous ses films furent détruits par la guerre, non seulement ceux qu'il tourna mais aussi sa riche cinémathèque d'incunables de la collection Pathé-Baby 9,5 mm. Pour me faire plaisir et se faire plaisir, mon père me préparait tous les dimanches après-midi une séance de cinéma dans son bureau. Comme il se doit, il me projetait un court métrage suivi d'un dessin animé pour finir par le long métrage. C'est donc vers l'âge de cinq ou six ans que j'ai pu faire la connaissance de Charlie Chaplin, Harold Lloyd, Buster Keaton, Harry Langdon, Max Linder et même Charles Vanel dans ses tout premiers rôles. Mais l'acteur qui me fascinait le plus était un petit animal sympathique et inventif, Félix le Chat. Dessinant avec passion avant même d'avoir pu marcher, j'étais émerveillé de voir un dessin se transformer en acteur. Aussi, à l'insu de mon père, ai-je sorti à plusieurs reprises de son armoire-cinémathèque les petites bobines métalliques qui renfermaient les facéties du célèbre chat noir. Je déroulais avec dévotion la pellicule et suivait avec délectation la succession des photogrammes dessinés. Le grand mystère du cinématographe m'apparut sous la forme la plus magique. Comment était-il possible que ce serpentin de celluloïd glissant dans le projecteur parvint à donner vie à une série de dessins immobiles ? Pour un jeune enfant, ce phénomène ne pouvait être attribué qu'à la sorcellerie. Dès lors, le virus du cinéma m'avait complètement envahi et me porta à devenir apprenti-sorcier.

Raoul Servais