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Coup de projecteur sur le réalisateur belge Jean-Jacques Andrien.

Publié le 09/07/2014 par / Catégorie: Brève archivée
Le Festival International du Film de La Rochelle vient de rendre un hommage au réalisateur belge Jean-Jacques Andrien au côté de celui rendu à Hanna Shygulla (révélée par Werner Fassbinder), Bruno Dumont (palmé à Cannes pour son film L'Humanité) et Pippo Delbonno (réalisateur italien).
Coup de projecteur sur le réalisateur belge Jean-Jacques Andrien.
Salles combles sur plusieurs journées de projection de tous les films de Jean-Jacques Andrien, un réalisateur autant talentueux que discret. 
Si l’aura du cinéma belge a déjà conquis ses lettres de noblesse à l’international grâce notamment à Benoît Poelvoorde ou aux frères Dardenne, Jean-Jacques Andrien a signé de grandes œuvres cinématographiques : Grand Prix à Locarno en 1975 avec Le fils d'Amr est mort ! Il a ensuite tourné Australia en 1989, avec Fanny Ardant et Jeremy Irons. Il a depuis longtemps le projet de revoir l’Australie pour filmer Le Silence d'Alexandre parmi les Aborigènes. En attendant, il est revenu dans Le grand paysage d'Alexis Droeven, film poétique et dramatique sorti en 1981 (primé à Berlin), dans lequel un jeune agriculteur s'interrogeait sur son avenir, pour tourner trente ans plus tard, Il a plu sur le grand paysage, un très beau documentaire qui a rencontré un public de plus de 10.000 entrées en Wallonie et à Bruxelles et qui est diffusé actuellement en France avec succès.
Comme le dit le critique Emmanuel d’Autreppe : “Jean-Jacques Andrien est un cinéaste rare et méticuleux. Celui de l’essai, procédant par erreurs et corrections, et conviant son public en chemin dans la recherche active d’un nouveau positionnement à la fois modestement et avec éclat, pour qui savait y voir, Jean-Jacques Andrien aura fait partie de ceux-là, dès les années 1970 et ses premières tentatives, suivant le fil de thèmes ou d’obsessions dont l’universalité devait n’apparaître que progressivement. Cinq films à peine en près de quarante ans, c’est peu, mais c’est assez pour construire une des œuvres les plus riches, sensibles et singulière de sa génération.”
 

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