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Jacqueline Pierreux, productrice devenue

Publié le 13/10/2009 par Dimitra Bouras et Jean-Michel Vlaeminckx / Catégorie: Entrevue

Lorsqu'elle termine ses études de réalisation à l'INSAS (première promotion 1962-1966), Jacqueline Pierreux croit encore passer derrière la caméra et diriger une équipe. Elle le fera, d'une autre façon, de 1970 à 1980, en devenant l'une des premières productrices du cinéma belge (avec Jean-Claude Batz pour André Delvaux) et en créant Pierre films (13 longs métrages et plus de 150 courts métrages). Après plus de dix ans d'un métier où chaque production vous propulse au bord du gouffre de la finance sans filets (contrairement aux traders qui font payer le contribuable), elle entre à la RTBF, dans le service cinéma et devient la co-productrice des films aidés par la Communauté française qui vont affirmer leur originalité grâce notamment au Festival de Cannes (Gérard Corbiau, Jaco Van Dormael, les frères Dardenne etc...). Pensionnée, Jacqueline Pierreux rebondit en participant aux choix audacieux de « Unlimited », une maison de production à laquelle on doit, entre autres, La terre abandonnée de Vimukthi Jayasundara (Camera d'Or 2005 au Festival de Cannes), et 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Christian Mungiu (Palme d'Or 2007). Nez fin, vous avez dit nez fin ?
Toujours aussi passionnée par son métier, nous l'avons rencontrée pour lui poser des questions sur le cinéma belge des années 70’, sur les premiers films qu'elle a produits à une époque où l'artisanat dominait l'industrie tout près de chez nous, et plus précisément sur ses trois premières productions : Home sweet home de Benoit Lamy (1972), Ras le bol de Michel Huisman (1973) et La cage aux ours de Marian Handwerker.