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Happy End


Happy End
de Szymon Zaleski

Date de sortie : 2009

Pays : Belgique/France

Genre : documentaire

Durée : 50'

IMAGE

Massimo Iannetta, Michel Baudour, Rémon Fromont, Nadia Touijer

SON

Jean-Jacques Quinet, Cesar Salazar, Olivier Vanderaa

MONTAGE

Nadia Touijer

PRODUCTION / DIFFUSION

Margo cinéma, Gsara, CBA - Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles

PARTICIPATION

CNC. Aide au développement renforcé

ORGANISME(S) DÉTENTEUR(S) ou DÉPOSITAIRE(S)

Margo cinéma, La Maison du doc

Synopsis :

Quand on n’a pas une âme forte, il faut avoir de bonnes jambes, disaient les anciens Grecs. Le réalisateur décide donc d’entreprendre un voyage pour trouver un traitement contre le cancer qui le gagne, des salles médicales de Bruxelles aux pratiques chamaniques d’Amazonie : un road-movie ironique, qui oppose l’humour à la maladie.

"La maladie est une bonne mesure de l’amitié et de l’égoïsme humain. Jamais on ne se sent aussi seul, abandonné qu’alors. Happy End de Szymon Zaleski est un catalogue loufoque des fausses pistes que la générosité humaine prodigue sans compter quand on se débat dans une situation désespérée et qu’on cherche en vain une issue. Le mal, ici, c’est un cancer teigneux, fidèle compagnon autant qu’indésirable qui s’accroche et croît, quelles que soient les médecines employées. Les bonnes volontés ne manquent pas autour de Szymon, mais c’est pour constater leur impuissance mutuelle. À commencer par les médecins, barricadés derrière leurs ordinateurs et autres scanners, incapables de se prononcer. Viennent ensuite les conseils des amis, plus absurdes les uns que les autres, où se devine une envie pressante de se débarrasser d’une demande trop lourde à porter. Les chamanes des Andes et autres charlatans se succèdent à son chevet, en vain. Faute de guérir, sa maladie fait beaucoup voyager Szymon Zaleski, d’un continent à l’autre, d’un guérisseur à l’autre, mais aussi dans le temps, dans l’imaginaire, dans des films de fiction où il a pu se dédoubler, dans des archives de vols spatiaux donnant l’illusion d’être libéré de son corps. Mais la maladie ronge même les rêves les plus enracinés. L’entraînement des cosmonautes russes préfigure les scanners et autres instruments de torture de la médecine actuelle. Les médecins y ont des sourires de bouchers. Autour de Szymon, l’horizon ne cesse de s’élargir tandis que son corps rétrécit à vue d’œil…" (Yann Lardeau)