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Pour maman, à lire si je ne me réveille pas… de Anton Iffland Stettner

Publié le 07/07/2008 par Grégory Cavinato / Catégorie: Critique

Alexandre le Grand
Le petit Alexandre a mal à la jambe depuis deux semaines. Sa mère, inquiète mais débordée par son travail, le dépose à l’hôpital dans lequel le petit garçon, seul et inquiet doit subir une opération très lourde, attendant fébrilement les visites de sa mère. Avant l’opération, Alexandre rédige une lettre qui commence par les mots suivants : " Pour Maman, à lire si je ne me réveille pas… " 
Cette petite fiction décrit de manière assez juste, aidée par des acteurs de talent, le calvaire vécu par un petit garçon malade, les remords et les angoisses d’une mère démissionnaire, à première vue plus absorbée par son travail que par les soucis qui hantent son fils. Une petite fiction qui aborde aussi l’inhumanité criante du système médical, plus cruelle encore lorsqu’elle prend les atours de la compassion.
Partageant sa chambre avec un autre petit garçon prénommé Amadi, Alexandre se lie d’amitié avec ce compagnon d’infortune, mais également avec un jeune aide-soignant qui partage leurs jeux d’enfants. Dès lors, Alexandre va, sans vraiment le vouloir, accabler sa mère débordée, toujours en retard, de petits reproches indirects qui vont faire prendre conscience à la jeune femme de la valeur de la parole dans une relation mère-fils.

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