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Bilan des fonds régionaux

Publié le 31/01/2018 / Catégorie: Brève archivée

Près de 9 millions d’euros investis dans l’audiovisuel par les fonds régionaux bruxellois et wallon

 

Bilan des fonds régionaux

En ce début 2018, l’heure est aux bilans pour les fonds d’investissement régionaux Wallimage et screen.brussels, qui ont investi près de 9 millions d’euros l’année dernière dans l’industrie audiovisuelle en Belgique, à destination notamment de 38 longs métrages. Le Wallimage, fonds créé en 2001, a investi 5.864.000€ qui devraient générer 500% de retombées wallonnes. Depuis quelques années, on observe que ces investissements se portent de plus en plus vers des projets télévisuels, secteur dynamisé en Belgique francophone par l’arrivée sur le marché (et le succès) de séries financées par l’état et la télévision public. Ce sont ainsi 8 séries qui ont été aidées cette année, dont 5 belges. 5, c’est également le nombre de séries aidées cette année par l’équivalent bruxellois de Wallimage, screen.brussels.

Côté cinéma, ce sont 20 longs métrages qui ont été soutenus cette année par Wallimage. Si le nombre de coproductions internationales reste stable, on notera que le nombre de projets d’initiative belge a tendance à baisser. On retrouve néanmoins pour 2017 au line-up de Wallimage les nouveaux films de Joachim Lafosse (Continuer) et David Lambert (Troisième Noces), deux premiers films, et fait marquant, 2 longs métrages d’animation. Chez screen.brussels, le soutien aux longs métrages belges se déploie sur une douzaine de titres, des incontournables (les deux films cités ci-dessus ainsi que les nouveaux films du Welz, Masset-Depasse, El Arbi et Fallah, Stijn Coninx), mais aussi des paris sur l’avenir avec quelques premiers films, dont The Mercy of the Jungle, For a Happy Life, ou Escapada.

Ce qui caractérise également les deux fonds, c’est évidemment l’attention portée aux productions internationales tournées en Belgique, ou qui font appel à des talents ou prestataires belges. La liste des projets aidés à cet égard est particulièrement prestigieuse, puisque l’on croise Bertrand Blier, Thomas Vinterberg, Jacques Audiard ou Ari Folman, pour ne citer qu’eux. Notons que les deux fonds proposent aussi un accompagnement plus structurel en terme d’investissement ou de formation aux sociétés qu’ils soutiennent, ce qui contribue d’autant plus à la pérennisation d’une industrie audiovisuelle saine à Bruxelles et en Wallonie.

 

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