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The Scent of a Forest de Servaes Dewispelaere au BIFFF

Publié le 16/04/2021 / Catégorie: Critique

The Scent of a Forest de Servaes Dewispelaere, qui a aussi réalisé deux autres courts-métrages il y a quelques années, est en compétition pour les courts-métrages belges au BIFFF. Il est diffusé pour la toute première fois.

The Scent of a Forest de Servaes Dewispelaere au BIFFF

On plonge dans un univers dystopique où les habitants vendent leurs âmes pour échapper à leur réalité. Les âmes, elles sont une obsession tout au long du film. Mais pas la seule. Les odeurs aussi et plus précisément celle d’une forêt. La forêt, que les habitants ne connaissent pas. Ils n’ont aucune idée de ce que c’est. Les odeurs, comme les âmes, se vendent. Elles se respirent par des petites gélules rondes, que l’on pique du bout d’une aiguille. Ana aime l’odeur de la forêt. Elle la hume si ardemment qu’elle semble s’y shooter. Ana aime aussi son amant. Il ne comprend pas ceux qui vendent leurs âmes. En la vendant, on devient vide, dénué de sentiments si pas d’identité. La vente de l’âme se signe d’un point sur le visage. Certains en ont plusieurs. Comment alors survivre et ne pas céder à la tentation de ne plus ressentir de douleur en vendant son âme ?

Le film proposé par Servaes Dewispelaere est presque inaccessible. Plusieurs visionnages sont nécessaires pour essayer de comprendre ce qu’il se passe. Pour tenter d’essayer de comprendre. Les clefs ne nous sont pas offertes. On doit observer et tisser la toile du scénario par nous-mêmes pour apercevoir un début d’explication. Et on remet inlassablement en doute ce que l’on pense comprendre.

Ne pas donner toutes les clefs de compréhension ? Oui. Ne rien donner quitte à ce que le spectateur soit complètement perdu ? Un choix sans doute trop ambitieux pouvant laisser une partie du public perplexe.

 

Solenne Deineko

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