
Lire l'article
Raphaël Nadjari, que les cinéphiles connaissent bien depuis la présentation à Berlin et à Cannes d'Avanim et de Tehilim vient de réaliser une histoire du cinéma israélien diffusée au mois de mai sur Arte et et qui sort actuellement en DVD, en deux parties : 1932-1976 (1h43) et 1978-2007 (1h46). Né en France, Nadjari se distingue dés un premier long métrage, réalisé à New-York, The Shade, une adaptation d'Une Femme douce de Dostoievski (la version de Robert Bresson nous a fait découvrir Dominique Sanda).
D'innombrables extraits de films font découvrir un cinéma peu connu si cen'est par son aspect le plus contemporain mais aussi…
Lire l'article
Lire l'article
Ana, simplement femme
Mystérieuse, attirante et répulsive, la femme est souvent pour le mâle, objet d’idolâtrie ou de désir jusqu’à la possession, voire la destruction. L’oiseau libre, la colombe, image de la puissance du savoir et de la sagesse, peut se faire lâchement massacrer par les rapaces envieux de son insouciance, imposant crainte et barreaux de prison par nécessité de toute puissance.
Caotica Ana est l’hommage d’un homme à la femme, à sa beauté, à sa force et à ses souffrances, comme seul un frère amoureux peut rendre à son être complémentaire, libéré du désir de détention, simplement admiratif…
Lire l'article
Lire l'article
Y’a d’la joie… Toute l’équipe de Sans rancune ! était là, à Flagey, au Festival du Film Européen de Bruxelles. Et avec elle, l’ambiance joyeuse que nous avions sentie pendant le tournage et que le film confirmait : Yves Hanchar, qui n’avait pas tourné depuis plusieurs années, justifiait son absence par un crash d’ordinateur qui nous laissa tous tout à fait dubitatifs ; Milan Mauger, qui tient le rôle principal du film, saluait la tenue vestimentaire de Thierry Lhermitte (une chemise noire éclatante d’étoiles blanches, très originale) ; le comédien du Splendid, quant à lui, avec beaucoup de gentillesse et une modestie à laquelle… Lire l'article
Lire l'article
Le film le plus beau, le plus hanté de Philippe Garrel ? Totalement.Dans Rue fontaine (on va y revenir), Jean-Pierre Léaud glisse, dans un café, à Philippe Garrel : « Méfiez-vous de la douceur des choses ».La Frontière de l'aube est l'histoire éternelle d'Orphée et Eurydice revue par le cinéma de Dreyer et de Murnau. François, un jeune photographe (Louis Garrel) vit une passion avec Carole (Laura Smet), une actrice de cinéma connue alcoolique et autodestructrice. Internée, Carole subit des électrochocs. François prend ses distances avec elle. Carole se suicide. François rencontre alors Eve (Clémentine Poidatz), jeune fille fragile…
Lire l'article
Lire l'article
Quand l'enfance est une faiblesse à dépasser rapidement
L'injustice est toujours révoltante, et celle qui touche les enfants nous atteints en pleine figure. Comment accepter que de jeunes enfants soient livrés à eux-mêmes, abusés et exploités par des adultes, soumis à la loi du plus fort, eux qui sont les plus faibles ? Les images des enfants mendiants, se droguant ou tout simplement effectuant de menus travaux harassants pour une bouchée de pain, sont insoutenables. La réalité dépassant souvent la fiction, les films dénonçant ces situations sont souvent accusés de toucher trop facilement la corde sensible. Mais doit-on s'interdire de s'élever contre…
Lire l'article
Lire l'article
Lire l'article
R.A.S. (rien à signaler) est une expression que l'on utilise beaucoup dans la maintenance nucléaire. On demande souvent aux travailleurs de décrire ce qui ne va pas et quand tout va bien, de signer par ces trois lettres. Dans le film, un travailleur subit des pressions pour signer R.A.S., alors qu'il a découvert une « fissure ou une rayure » dans un robinet très important de la centrale. C'est assez symptomatique de la situation actuelle dans les centrales nucléaires.
C. : Qu'est-ce qui t'a poussé à consacrer deux ans de ta vie à faire un film qui dénonce le malaise que vivent les ouvriers de la maintenance des centrales ?Alain de Halleux : En juillet 2006,…
Lire l'article
Lire l'article
Lire l'article
L'excellente collection « côté film » de Yellow Now en est à son quatorzième numéro depuis 2005. Avec Le Miroir de Tarkovski par Jean-Christophe Ferrari, elle frise la perfection, tout simplement.
De Ferrari, on connaît les analyses sur le temps et la durée chez Wong Kar-Waï, ce double rapport dans lequel il excelle : « ni vin de l'oubli, ni liqueur du souvenir » ( In The Mood for love aux éditions La Transparence).
Du Miroir dans lequel Tarkovski évoque son enfance, on sait aussi, désormais, qu'il s'agit de l'un des films préférés de Jaco Van Dormael (voir « Cinéma cinéastes » sur…
Lire l'article
Lire l'article
Cultures et interdits
Dès son origine, l'Islam s'est démarqué des icônes chrétiennes en privilégiant l'art décoratif (l'écriture devenant elle-même, un sujet de l'art).
Dès lors que le cinéaste ne se prend pas pour un démiurge, qu'il réalise un cinéma de distraction, il peut s'épanouir : tel le cinéma populaire des Egyptiens qui est diffusé avec succès dans les pays voisins. Un cinéma qui, en Egypte, s'est créé au contact des nombreuses communautés vivant à Alexandrie et au Caire, à la fin du XIXème siècle. La belle étude, très bien chiffrée, sur…
Lire l'article
Lire l'article
Kiarostami, Persan, vous avez dit persan ?
Qu'est-ce que le cinéma persan ? Comment s'est-il constitué par rapport à la camera obscura issue de la perspective de la Renaissance occidentale (1), voire à la peinture du rouleau en Asie mais aussi, bien sûr, à la culture picturale des miniatures persanes ? En s'emparant de la diversité qu'offre la Perse, ce pays du milieu qui croise plusieurs aires culturelles, de l'Orient et de l'Occident, du monde gréco-romain au monde de la Chine. En se servant de l'aplat de la peinture persane, chinoise ou japonaise, de l'icône russe, mais aussi de la vision scientifique de la perspective (lignes de fuite et profondeur.) Abbas Kiarostami, le réalisateur…
Lire l'article
Lire l'article
Films de fin d'études
Journées de projections des films de fin d’études des étudiants de l’INSAS. Une bonne année, entendait-on chuchoter dans les couloirs et à la pause-café. Signalons que cette année 2009 est un peu particulière puisque ont été présentés les courts métrages de la première promotion post réforme de Bologne, qui a transformé le cycle de quatre ans en cinq. Cette année supplémentaire a visiblement été bénéfique au niveau du fond comme de la forme. Les thèmes principalement abordés par les étudiants sortant du MASTER cinéma ne tournaient pas autour de leur nombril : déracinement,…
Lire l'article
Lire l'article
Tu aimeras ton prochain
Parmi les documentaires présentés à l'INSAS cette année, Place Moscou a apporté un souffle de tendresse et de bonne humeur. Le jury et les quelques spectateurs présents dans la salle ont difficilement pu résister à la jovialité communicative de Kim, le personnage principal de ce film.
Un documentaire focalisé sur une personnalité forte est un exercice périlleux qui peut vite lasser et tourner à la moquerie ou à l’idéalisation. Le film de Mohamed Bouhari, Place Moscou, évite de façon subtile ces deux travers en suivant un couple de « missionnaires » coréens, installé à…
Lire l'article
Lire l'article
Quand le sport et la politique se rencontrent
Celle ou celui qui est capable de veiller jusque tard dans la nuit, de se lever aux petites heures pour suivre en direct la rencontre Allemagne-Pays-Bas ou Italie-Brésil, ou même qui situe les événements historiques ou ceux de son parcours personnel en fonction des dates des matchs de la Coupe du Monde du football, saura que, lorsqu’on évoque les Léopards du Zaïre, on fait référence à un épisode dramatique du football africain. Le Zaïre, premier pays d'Afrique noire entré dans la compétition pour participer aux rencontres du Mundial en 1974, fût, avec son équipe des Léopards, l'honneur de tout un continent pendant…
Lire l'article
Lire l'article
Adapté d'un roman de Sandro Veronesi qui a reçu le Prix Femina étranger en 2008, Caos Calmo, le film d'Antonello Grimaldi, nous glisse sur le fil de Pietro, un quadragénaire devenu veuf qui cherche à rassurer Claudia, sa fille de 10 ans exprimant plus de douleur encore que lui-même.
En prologue, le film commence sur une scène dont on ne comprendra l'intérêt qu’à la fin. On découvre un monde bourgeois, futile (ce monde dont ne cesse pas de se moquer Claude Chabrol depuis cinquante ans) représenté par Pietro et Carlo jouant à la balle sur une plage de la mer tyrrhénienne. Soudain, bizarre, vous avez dit bizarre, deux nageuses se noient devant eux. Pietro et Carlo…
Lire l'article