
Dominique Loreau et son monteur, Rudi Marten, sur le montage de son dernier documentaire Dans le regard d'une bête. Lire à ce propos
Lire l'article
Lire l'article
On les rencontre tous les trois à l’hôtel Manos, au charme suranné, loin de leur univers burlesque, poétique et plutôt atemporel… On se demande longuement où aura lieu l’interview, dehors, dedans, près de la fenêtre ? Dehors serait sans doute mieux pour Bruno Romy qui en grillerait bien une ou deux pendant qu’on parle… Fiona Gordon, elle, attend, sourit, observe... Quant à Dominique Abel, il regarde comment on installe la caméra, remarque une lampe en forme de « larve », va ici, puis revient là. Il funambule… Au bout d’un moment, on a trouvé la bonne place, le bon angle, les bons fauteuils. « À l’attaque »,… Lire l'article
Lire l'article
Après un premier tome consacré à l'âge classique, Le temps des géants(des origines aux années 60) Pierre Berthomieu parcourt désormais, dans le second tome, des années 60 à 90). Un moment pendant lequel la perfection classique des studios a été confrontée à la modernité et va s'y adapter.
Berthomieu met en évidence la forme cinématographique, et pas seulement la diversité du contenu autour des thèmes et des mythes de la culture américaine, notamment via les différents genres (comédie, western, thriller, mélodrame, etc.) Cette pertinence de la forme, qu'elle soit classique (linéaire, narrative, mimétique, emphatique)…
Lire l'article
Hitler à Hollywood ré-apparait en septembre à Bruxelles (à Flagey) et à Liège (Churchill). Nous vous avons parlé du sujet du film. Pas suffisamment de la forme qui est aussi intéressante que son contenu. Une forme qui s'inspire des bédés d'Hergé (grand styliste qui a lancé le goût pour la ligne claire comme possibilité formelle dans une page de cadres dessinés). Le jeu des couleurs dans Hitler à Hollywood est proche d'une dyschromatopsie. D'un coté le décor est désaturé et file vers le noir et blanc, de l'autre, à l'inverse, les personnages sont très colorés. On est donc dans un cinéma de création… Lire l'article
Lire l'article
La folle échappée belle
La Fée est un film joyeux, qui bulle, qui flotte et qui lutte… car l’on y court beaucoup, à la poursuite de ses amours, derrière ses rêves, pour échapper à tout ce qui les met en péril. À la manière des cinéastes burlesques eux aussi venus du théâtre, Abel, Gordon et Romy ont développé, en de nombreux spectacles sur les planches d’abord, puis avec quelques courts métrages et trois films de fictions, un univers tout à fait unique. Avec La Fée, ils continuent de creuser cette veine douce et poétique, qu’on dirait volontiers burlesque, et qui s’avère donc vraiment impertinente.
Un film tendre,…
Lire l'article
Lire l'article
La réalisatrice belge Anne Lévy-Morelle vient de donner une sorte de label à ses films documentaires. Trois d’entre eux sont aujourd’hui regroupés sous le nom « d’épopée authentiques ». Une association du même nom a vu le jour, attendant les différents projets qui viendront s’inscrire dans cette définition. Cinéart vient d’éditer un coffret avec trois de ces épopées d’Anne Lévy-Morelle, Le Rêve de Gabriel, Sur la pointe du cœur, et Manneken Pis, l’enfant qui pleut.
Les aventures humaines
Qu’est ce qu’une épopée authentique ? Cinéart, avec l’édition de…
Lire l'article
Lire l'article
Le premier long métrage de Nicole Palo était aussi le premier film produit par la structure associative des Cinéastes Associés. Le pari un peu fou des Cinéastes Associés était de permettre à de jeunes ou moins jeunes cinéastes, à des plus ou moins novices, de réaliser de véritables longs métrages de cinéma à partir de budgets riquiqui – ou « low budget ». Et son premier opus, Get Born, était plutôt une réussite. À l’heure où la structure lance son troisième appel à projet autour du thème (vaste et infini) de la comédie, Imagine a l’heureuse initiative d’éditer Get Born… Lire l'article
Lire l'article
Tout feu, tout flamme…
À cent à l’heure dans la ville bouillante de Kinshasa, Viva Riva ! est un polar brûlant et torride, qui distribue du cinoche comme Riva ses billets, et qui brûle, lui aussi, d’amour pour le cinéma, les femmes et Kinshasa. Un premier long métrage de fiction réussi, et surtout, un vrai film populaire.
On pourrait décrire Viva Riva ! comme l’histoire d’une ivresse, l’ivresse d’un homme, Riva, parti travailler en Angola et qui revient au pays plein aux as, aux commandes d’un camion volé, chargé d’essence, dont le prix, justement, flambe à Kinshasa. Et Riva, fanfaron et joueur, va flamber pendant trois jours, distribuant son fric à la…
Lire l'article
Lire l'article
Embarquez-vous !
Il serait juste de dire qu’Antwerp Central Station est un documentaire sur la gare centrale d’Anvers. Le cinéaste belge, Peter Krüger, envoie joliment promener les genres avec ce film de création aux allures de documentaire sur l’architecture et parvient à instruire en détruisant les idées reçues. Et si cette gare était un excellent prétexte pour nous entraîner à travers mille et une histoires ?
Un homme, la belle soixantaine, arrive par le train à la gare d’Anvers. Tout à la fois voyageur, observateur, chercheur, et narrateur, sa balade confinée à l’intérieur de ce fabuleux bâtiment digne d’une cathédrale…
Lire l'article
Lire l'article
Trafic 78 consacre trois articles à Harun Farocki, cinéaste allemand d'origine tchèque né à Nový Jičín ou Neutitschein (territoire annexé à l'Allemagne jusqu'en 1945). Farocki a plusieurs casquettes (vidéaste, enseignant à Berkeley (Californie), auteur de plusieurs livres, critique de cinéma et réalisateur de films expérimentaux). Cet étudiant expulsé avec d'autres contestataires de l'Académie de Cinéma à Berlin en 1968, a réalisé, depuis, près de 90 longs métrages (essais et documentaires). L'un des plus connus est Images du monde et invention de la guerre.(1) Raymond Bellour, dans La Photo-diagramme,… Lire l'article
Lire l'article
Signes extérieurs de vieillesse
Après un documentaire (Le Corsaire…) et une fiction (La Faute à Fidel) centrés essentiellement sur l’enfance, Julie Gavras, fait le grand écart avec une comédie romantique sur la vieillesse. Présenté au Brussels Film Festival à Flagey en présence de la réalisatrice, Late bloomers a attendri et fait sourire une salle archicomble.
On ne les compte plus ces acteurs, et surtout ces actrices qui se figent dans le temps, effaçant rides et du coup, expressions et émotions. Dans le milieu du cinéma, accepter de vieillir, c’est aujourd'hui faire acte de rébellion. Dans une époque où règne la tyrannie du jeunisme, où…
Lire l'article
Le temps est à l'évasion et la nature prend ses quartiers.
Pierre Duculot nous offre les splendeurs du paysage corse et la présence lumineuse de Christelle Cornil dans son premier long métrage, Au cul du loup. Présenté avec éclat au Festival de Bruxelles, on vous le propose avant de le retrouver en salles. Egalement découverts à ce même festival, le dernier film de Julie Gavras (Late bloomers) et des courts métrages qui attendent d'être projetés.
En primeur, pour ceux qui n'étaient pas à Cannes, avant la sortie en salles prévue pour cet automne, des images du tournage des Géants de Bouli Lanners, accompagnées de sa « non-leçon »…
Lire l'article
La non leçon de cinéma de Bouli Lanners. Lire l'article
Lire l'article
On découvre avec plaisir le court métrage de fin d'études de Wannes Destoop Badpakje 46 (tenue de bain 46), l'autre grand prix belge du Festival de Cannes. Distinction pas volée. L'étudiant du KASK de Gand fait preuve d'une maturité et d'une maîtrise du language cinématographique qui, à moins de 25 ans, impressionnent. Pour véhiculer les émotions de sa jeune héroïne, il la cerne, la suit dans les scènes de sa vie quotidienne, s'attarde sur ce petit visage fermé le temps qu'il faut pour y lire les blessures et les tendresses de la fin de l'enfance, sans voyeurime intrusif.
C'est en restant à hauteur d'enfant qu'il raconte ce que…
Lire l'article
Lire l'article
L'asbl liégeoise Camera etc... est surtout connue pour son travail avec les enfants en milieu scolaire et parascolaire, mais elle réalise également depuis quelques temps des stages avec des adultes dits "en insertion". L'idée de base est la même : réaliser en création collective avec des persnnes qui n'ont aucune expérience de l'audiovisuel des films d'animation de qualité professionelle.
Ad vitam est le résultat d'un de ces stages avec 12 demandeurs d'emploi. Réalisé sous la supervision de Mathieu Labeye, cette animation en papier découpé témoigne une fois de plus de la qualité des travaux de l'association. Un couple de retraités…
Lire l'article