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Adapté d'un roman de Sandro Veronesi qui a reçu le Prix Femina étranger en 2008, Caos Calmo, le film d'Antonello Grimaldi, nous glisse sur le fil de Pietro, un quadragénaire devenu veuf qui cherche à rassurer Claudia, sa fille de 10 ans exprimant plus de douleur encore que lui-même.
En prologue, le film commence sur une scène dont on ne comprendra l'intérêt qu’à la fin. On découvre un monde bourgeois, futile (ce monde dont ne cesse pas de se moquer Claude Chabrol depuis cinquante ans) représenté par Pietro et Carlo jouant à la balle sur une plage de la mer tyrrhénienne. Soudain, bizarre, vous avez dit bizarre, deux nageuses se noient devant eux. Pietro et Carlo…
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Que quelqu’un sonne à votre porte un soir de semaine ou le week-end alors que vous vaquer calmement, ou de manière trépidante (c’est selon), à vos occupations et que justement, vous n’attendez personne, ça doit vous parler ça, non ? NON ? Allez ! Citez-moi dix associations caritatives en une minute. Il y en a à ne plus savoir où donner de la tête et du portefeuille. Quand il ne s’agit pas d’apposer un joli autographe au bas d’une succession d’autres jolis autographes… Signez une pétition ! Ce n’est pas pour ce que coûte l’encre d’un bic ou le temps que ça prend.
C’est qu’il y en a, des causes perdues ou désespérées,…
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Dormir pour toujours
Si les films des étudiants du MASTER cinéma de l’Insas proposaient, pour la plupart, une réelle narration et une véritable cohérence formelle, certains films de troisième année se sont aussi avérés prometteurs. Un Havre de paix de Léo Médard, a touché juste avec simplicité et profondeur.
Difficile souvent d’expliquer la mort aux enfants. Les parents maladroits, ne sachant trop comment exprimer ce qui est, pour eux-mêmes, inexplicable lancent souvent un « il est au ciel » ou bien encore « c’est comme s’il dormait pour toujours ». Mais « toujours » qu’est-ce que ça…
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Une pièce de théâtre du dramaturge surréaliste Jean-Michel Ribes est un moment de plaisir assuré ! Musée haut, musée bas est certainement sa pièce la plus connue, jouée par des milliers de comédiens, professionnels et surtout amateurs, apprentis jongleurs de mots, de sens et d'images. Cette comédie qui se déroule dans un musée d'art exposant des œuvres provenant de l'Antiquité (et même une salle réservée à la préhistoire) à l'art contemporain, avec happening et création furtive, est particulièrement appréciée par les comédiens débutants; il ne faut pas beaucoup d'adresse…
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Alessandro Comodin, traqueur du réel
D’origine italienne, Alessandro Comodin a étudié le cinéma à Paris 8 et à l’INSAS. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, son film de fin d’études, « Jagdfieber » est un documentaire sur la chasse, ses traques, ses rituels, ses gestes, et ses silences. Rencontre, avant Cannes.
Pasolini
Je suis originaire de la région du Frioul, celle où Pasolini a écrit ses premières compositions poétiques. À 19 ans, dans le but de faire un film sur sa poésie frioulane, j’ai rencontré des gens qu’il avait connus. Je me suis d’abord intéressé à l’homme et à…
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Portrait de Jaco Van Dormael dans le Bruxelles de son cinéma : la gare de Schaerbeek, le Floréal de Watermael-Boitsfort, etc. Lire l'article
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Manu Bonmariage présente, en avant-première, son film sur Franco Dragone, Looking for Dragone, réalisé dans le cadre de la série flamande soutenue par le VAF (Vlaams Audiovisueel Fonds), Hoge Bomen (Grands arbres), des portraits de personnalités qui font l'actualité de la vie politique culturelle et économique. À notre tour, nous allons à la rencontre du réalisateur pour nous entretenir de la relation qu'il a filmée avec ce phénomène du show-business. Franco Dragone, issu de l'immigration du bassin minier de La Louvière, se forme aux arts de la scène au Conservatoire de Mons. Fort de l'idéal de la création, il débarque à Montréal… Lire l'article
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Nous avions découvert les Cinéastes associésl'an dernier, sur le tournage du premier long métrage de Nicole Palo et leur première production.Get Born initia le catalogue de cette maison de production créée pour soutenir des projets à petits budgets, où chaque poste du plateau est maigrement, mais néanmoins rémunéré. C'est une structure légère qui permet d'engager de jeunes techniciens, qui, pour la plupart, ont déjà fait leurs preuves, au service de jeunes réalisateurs avides de tournages. Un an plus tard, nous sommes invités sur la côte belge, plus exactement à Knokke, sur le premier long d'Alexis van Stratum. Alexis a commencé… Lire l'article
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Caméra-fusil
Magnifique début de Jagdfieber (la fièvre de la chasse) : un œil animal, ouvert et mort, en très gros plan, nous fait face. La bête est tuée. Ce qu'il s'agit de traquer, ça n'est pas du tout l'objet de la chasse, son gibier. L'affaire est expédiée avec ce tout premier plan. De quoi s'agit-il donc alors ? Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, ce film de fin d'études, réalisé à l'INSAS, est une sorte de documentaire, à l'orée du film expérimental.
Des hommes seuls, différents hommes seuls, courent sur un plateau un peu sauvage. À…
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Tokyo !
Léos Carax, dix ans après Pola X, réapparaît dans un film à trois bandes intitulé Tokyo !, sous le titre de Merde. Sa contribution est un plaidoyer pour une liberté des actes gratuits défendus par André Breton dans ses Manifestes pour le surréalisme. Le prénommé Merde (Denis Lavant) vit dans les égouts, tel Zeitsuss de la brigade Alligator dans V. de Thomas Pynchon. Sauf que Merde est un gnome humanoïde à l'œil vitreux, à la barbiche rousse pointue, aux ongles crochus, aux pieds nus et crasseux. De temps en temps, il émerge de son égout et se lance sur le trottoir de Tokyo dans une folle chevauchée – digne de…
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Michel ou les monstres du quotidien
Tourné dans le Quartier des Balances, quartier de logements sociaux, à Salzinne, Michel s'inscrit dans le cadre d'un atelier de l'IAD dirigé par Benoît Mariage où douze courts métrages réalisés en binômes ont vu le jour. Michel en est l'un des plus réussis. Prix d'interprétation masculine pour Pierre Nisse (absolument brillant) et Jean-Benoît Ugeux au dernier festival du court métrage de Bruxelles, Mention Spéciale du Jury Presse, ce Michel, là fait froid dans le dos.
Banlieue grisâtre, jour déroulé sous l'épaisse couche de nuages. Lumières…
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Echappée belle
Catherine Salée, l’interprète principale de ce huis clos étonnant, a reçu le prix d'interprétation féminine au dernier festival du court métrage de Bruxelles. Sans avoir rien à redire ni à son jeu ni à ce prix, on aurait aimé que celui à qui elle donne la réplique tout au long du film soit aussi récompensé. Car la prestation de ce petit garçon est épatante – et son personnage, réjouissant.
Classes vertes, au fond, est plutôt bleu comme la piscine de la fameuse chanson de Gainsbourg si merveilleusement chantée par Adjani, avec sa voix à la fois fluette et cassée, son désespoir border line et ses…
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Brillant travail de transposition !
D’emblée, quand Stéphane Aubier et Vincent Patar ont proposé leur série Panique au Village, Cinergie a réagi avec enthousiasme. Quelle idée ! Ressusciter devant la caméra le tapis de jeu de nos dix ans, y faire évoluer cow-boys, indiens, cyclistes, animaux de la ferme et autres figurines de plastique de notre enfance, les animer pour leur faire vivre les aventures les plus délirantes qu’un esprit d’enfant puisse inventer. Et l’animation décalée, hachée, calquée sur quelques attitudes de figurines donnait à l’ensemble une incroyable dynamique. Le style brut des décors et de la réalisation focalisait l’attention…
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Pour parler de leur long-métrage, Panique au Village, les réalisateurs Vincent Patar et Stéphane Aubier ont choisi de nous recevoir, non pas dans leur atelier de travail, mais dans l’entrepôt où ils rangent tout le matériel du tournage. C’est donc dans l’environnement dantesque d’une vieille fabrique où s’entassent pêle-mêle éléments de décor, matériel divers et des dizaines de boîtes en cartons où dorment, sont soigneusement rangées, des centaines de figurines, que nous les retrouvons. Sagement assis côte à côte dans deux fauteuils de fortune, ils nous parlent du travail impressionnant que constitue la création de… Lire l'article
À la télé, plutôt qu’au cinéma
Ce mois-ci, c’est de Beersel que nous vient la bonne nouvelle pour la fiction belge, puisque c’est là en effet, que le Verviétois Hugues Hausman tourne Bonne année quand même, un téléfilm 100% belge, coproduit par Nexus Factory et RTL-TVi. Une petite surprise dans le chef de cette dernière, qui se contentait, jusque-là, d’achats des séries américaines ou de coproductions françaises.
« Je peux me tromper, mais je pense qu’on était, jusqu’ici, le seul pays d’Europe à ne pas produire de fiction pour la télévision ! » Patrick Spadrille, l’un…
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