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C'est mardi et nous sommes une quinzaine à avoir bravé le temps pourri pour nous retrouver à la cafétéria du Point Culture de Bruxelles, où la Vidéothèque Nomade a établi son camp pour une nouvelle séance de son "Court-bouillon".
Au travers de la baie vitrée qui court tout au long de la pièce on contemple la tempête qui balaye la tumultueuse activité du carrefour Botanique. Dans l'atmosphère molletonnée de l'intérieur, les chaudes couleurs des créations laineuses de l'atelier de tricot répondent en contrepoint au gris bitume du dehors. Autour de la grande table en bois où trônent cafés et gâteaux marbrés,…
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Représenter l’irreprésentable
Comment faire pour raconter alors que, par sa dimension et son poids d’horreur, l’événement défie le langage ?
Cette année, du 16 au 19 novembre, le Brussels Art Film Festival présente une sélection de films sur l'art en lien avec la Belgique. Au programme, des films sur la musique, la littérature, la peinture, les arts de la scène mais aussi un objet venu d'ailleurs réalisé par l’artiste Amir Yatsiv et justement intitulé Another Planet. Une immersion dans le monde virtuel, dans un lieu par comme les autres : le camp de concentration d'Auschwitz.
En 1961, le film de Gillo Pontecorvo, Kapo sort en France. C’est la…
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Illustration: Gwendoline Clossais
Un homme qu'on suit de dos avance d'un pas constant, des petits écouteurs dans les oreilles, au son d'une musique classique relevée par une voix féminine soprano à la clarté quasi divine. Il poursuit son avancée dans un couloir d'hôtel. On le devine bourru, un peu genre rugbyman brut de décoffrage mais néanmoins sensible. Quand il finit par percevoir des cris, il applique sur la porte une clé digitale, entre dans une chambre où une jeune femme s'accroche avec un type gras du bide. Il la prend rapidement par-dessus l'épaule et, hop, ils s'en vont. Lui, c'est le garde du corps bien bâti et taciturne. Elle, c'est la pute, fine,…
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Présenté en compétition officielle du FIFF, et dans la sélection Panorama de la Berlinale, When the day had no name est le quatrième long-métrage de la réalisatrice et scénariste Teona Strugar Mitevska. Dans cette co-production belgo-slovéno-macédonienne, l’auteure de The Woman Who Brushed Off Her Tears et de Je suis de Titov Veles nous propose un regard cru et dur sur la vie de quelques adolescents égarés.
À l’origine de When the day had no name, il y a un fait divers : le meurtre de 4 jeunes hommes en avril 2012, dont les corps ont été retrouvés près d’un lac, une balle logée dans la tête. L’événement a secoué…
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Where is Rocky II ? de Pierre Bismuth
Ed Ruscha, un artiste américain tellement connu que l'on passe son temps à dire qu'il est super connu, a fabriqué un faux rocher en 1979 et l'a déposé au beau milieu du désert dans un endroit tenu secret. Pierre Bismuth, le réalisateur, le confronte un beau jour de conférence de presse en lui demandant où se trouve ledit rocher nommé Rocky II. Angoisse… Silence pesant… Ed reconnaît son existence, jusqu'alors ultra confidentielle, du faux caillou, mais refuse de révéler son emplacement. “Hollywood is not just a place, Hollywood…
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Exitus est une série documentaire produite par la maison de production Offworld, qui fait les beaux jours du documentaire de création flamand.Créateurs de la série, Toon Loenders, Bob Thissen et Maximiliaan Dierickx sont trois amis passionnés d’exploration urbaine et de cinéma d’animation. Exitus se trouve être la somme de ces deux univers, Bob et son ami Jeroen partant, à chaque épisode, à la découverte d’un lieu urbain désaffecté pour y réaliser un film en stop motion dans le but de redonner vie à ces lieux abandonnés.
Un manoir français, une usine carolo ou un théatre new-yorkais sont autant de terrains de jeu pour ces explorateurs de la décrépitude…
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Fragile.
Sortie l'année dernière et passé vite sur les écrans, trop vite pour qu'on ne trouve le temps de s'y attarder un peu mieux, le film de Pascal Poissonnier repasse au Brussels Art Film Festival où il est en compétition. Long portrait à la dérive, parce que vacillant doucement, du chanteur, Arno : Dancing Inside my Head filme la très grande et poignante beauté d'une fragilité, celle d'un homme en prise avec le temps, sa solitude et ses obsessions.
Deux partis pris esthétiques très forts font la belle originalité de ce portrait. D’abord, Poissonnier évite au maximum les interviews. Parfois, Arno et lui échangent quelques mots, d’autres…
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« Reconnaître le travail du compositeur de musiques de films en Belgique est important »
L'an dernier, la Belgique a vu la naissance de sa première Association de compositeurs de musiques de films, initiée entre autres par son actuel Secrétaire général, Paul Englebert. Bien connu des coulisses du cinéma belge, il a été l'un des pionniers du numérique, au début des années 2000.
L'occasion de prendre le pouls avec ce diplômé de l'INSAS qui, à 57 ans, coordonne par ailleurs le pôle film de la SONUMA, l'important pôle de numérisation des archives, enseigne à l'IAD et gère Général Score, une société…
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Free as a bird…
À l’école, des enfants ont pour devoir de raconter leur week-end devant toute la classe. Quand vient le tour de Zoé (Elsa Houben), 10 ans, c’est pour elle l’occasion de narrer les mésaventures de son papa, Pierre (Tibo Vandenborre), un joyeux excentrique qui l’entraîne toujours dans des histoires délirantes. L’imagination débordante et l’admiration sans borne de la petite pour ce paternel haut en couleur (qu’elle voit un week-end sur deux) cachent une réalité bien plus sombre : Papa est « un manio… manioco… un maniaco-dépressif ! » nous dit-elle, sans vraiment en comprendre le sens. Car aux yeux de la fillette,…
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En octobre 2017, Sofia Djama a présenté, au Festival International du Film Francophone de Namur, son premier long-métrage, Les Bienheureux, 24 heures dans la vie d’une famille algérienne. Samir et Amal s’apprêtent à fêter leur 20e anniversaire de mariage et s’ils s’aiment encore, leurs visions de l’Algérie, passée et présente, les opposent. Fahim, leur fils, accompagné de ses amis, Feriel et Reda, erre dans Alger. Ce film choral dresse le portrait de deux générations dans une ville tout juste sortie de la guerre civile, qui panse encore ses plaies...
Cinergie : Vous vous situez entre les deux générations présentées dans votre film. Etait-il…
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Rétrospective du cinéma belge au 12e Festival CINEMATIK, à Piešťany, Slovaquie.
« La Belgique n’a aucun sens. La Belgique est absurde. La Belgique est incompréhensible. La Belgique est trop petite pour être si divisée et pourtant… elle l’est ! Mais tout ça n’a pas vraiment d’importance car c’est dans son manque ou sa recherche d’identité que le cinéma belge, flamand ou francophone, se construit, film par film. De toute façon, comme le disaient nos humoristes : "La Belgique est un plaisir et doit le rester". »
Voici en quelques mots l’introduction qui fut faite au public du Festival CINEMATIK, confronté pendant six jours à…
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« 2039 : depuis plus de trois ans, Adèle (Alexia Depicker) travaille pour ORBIT DEFENCE, une station spatiale chargée du pilotage de drones sur la planète Terre. Aujourd'hui, tenant entre ses mains des joysticks, il ne lui reste plus qu’une mission de routine à accomplir avant de rejoindre enfin sa famille. À moins qu’un grain de sable ne fasse basculer son destin… » Voici le pitch de l’ambitieux deuxième court-métrage de Laurent Michelet, une tête brûlée qui n’a pas eu peur d’imposer la science-fiction en Belgique, ni de faire appel à une kyrielle d’effets spéciaux très réussis.
Cinergie : Peux-tu te présenter et…
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C'est au tour de Vincent Patar et Stéphane Aubier de passer de l'autre côté de la caméra, celle de Fabrice Du Welz, pour un nouveau numéro de la collection "Cinéastes d'aujourd'hui" de la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Deux univers, celui de deux figures emblématiques de l'animation belge, deux amis d'école qui ont imposé un univers à la fois rebondissant, drôle et tendre, de Pic Pic et André à Ernest et Célestine et un second univers, celui de Fabrice Du Welz, celui du thriller, celui de Calvaire ou d'Alleluia.
Cinergie: Je ne savais pas que tu étais si proche de Vincent et Stéphane. D'habitude,…
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Le portrait que trace Mirko Popovitch d’un précurseur de la musique moderne zaïroise, Wendo, dit aussi Papa Wendo ou Wendo Sor, n’a rien perdu de sa vivacité, de sa générosité. Le musicien, né en 1925, dont la carrière débute après-guerre, à l’époque coloniale et culmine dans les années 50. Inspiré par les rythmes traditionnels du Bandundu, il y introduit la rumba qui fera danser, avec grâce et frénésie, ses contemporains. Gamin des rues, boxeur, marin d’eau douce et surtout musicien vedette au Congo, ces œuvres seront souvent reprises par ses successeurs, notamment Tabu Ley, Pepe Kalle et Papa Wemba. Des documents d’archives et des bouts d’entretiens… Lire l'article
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Tout autant que Zagros, de l’irakien kurde Sahim Omar Kalifa (lauréat le plus récent du Film Fest de Gand), Blue Silence, du cinéaste belgo-turco-kurde Bülent Öztürk, qui avait fui la Turquie dans les années 90 parce qu’il avait refusé d’y effectuer son service militaire, s’est imposé au même festival comme le digne représentant du cinéma kurde et ce, même si nous regrettons l’absence dans la sélection du documentaire Radio Kobani du turco-kurde Reber Dosky, l'une des révélations de l'IDFA 2016.
FILMMAGIE: Blue Silence est dédié à votre père. Dans une scène particulièrement émouvante, quelqu’un…
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