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« Comme ce n’est pas autre chose que pour le salut de son corps que l’esclave accepte d’être dominé, on ne voit pas pourquoi, dans une telle perspective explicative, la jouissance ne lui reste pas sur les bras. On ne peut tout de même pas à la fois manger son gâteau et le garder. » Eric Rohmer ? Non. Jacques Lacan. Séminaire XVI.
Par une après-midi de mars claire, ensoleillée mais glaciale, Delphine Noëls, chaussée de lunettes rectangulaires à montures rouges vient nous rendre visite dans les combles de Cinergie. Elle balaye du regard, au-delà de la tête de votre serviteur, notre bureau désordonné – un comble d’anarchie visuelle, ouiouioui…
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J.S. : Alice et moi est (…) une comédie. Si on doit mettre un genre : une comédie assez cruelle, avec de l’ironie et de la tendresse malgré tout. Alors, une première question un peu « concierge » si vous voulez : est-ce qu’il y a un élément autobiographique dans l’histoire ?M.W. : Non, pas du tout ! Si (…) un petit peu, quand même ! Disons qu’il y a différents éléments. J’ai tourné devant chez ma grand-mère (…) là où j’ai rencontré la fille qui ne s’appelle pas Alice mais qui a presque le même nom.
J.S. : Oui, c’est à cause de la dédicace à…
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La Couleur des mots sort en salles dans le courant du mois de mars. Entièrement tourné en DV-Cam, le film nous conte vingt-quatre heures de la vie de Marie, une jeune femme que la dysphasie empêche de rejoindre les autoroutes de la communication. Un parcours semé d’embûches qu’elle vit depuis l’enfance. Marie a le courage moral d'affronter des inhibitions et des blocages qui pourraient la paralyser. Elle consent à ne faire qu'un avec son handicap se refusant à en être la victime.Nous avons demandé à Philippe Blasband, scénariste et réalisateur du film et Aylin Yay, son interprète de nous parler de ce film singulier, troublant et émouvant.
C. : Pourquoi…
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Pour ceux qui le connaissent, il représente une vitrine mondiale jamais égalée de toutes les tendances, de tous les films de formats court et moyen issus de tous les horizons du globe. Pour les autres, il est encore temps de vous réserver une chambre d’hôtel du 26 janvier au 3 février 2007. La Belgique y est très régulièrement représentée et reçoit tout aussi régulièrement ou presque les honneurs du palmarès (cfr. article sur Chahut). Par contre, cette représentation est très variable et il faut bien reconnaître qu’elle fut bien faible cette année en ce qui concerne la compétition internationale. Seul, Retraite de François Pirot, a défendu…
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5 jours à peine après la fermeture de la 25ème édition d'Anima, s'ouvre la 24ème d'un autre monument de la vie culturelle bruxelloise : le Festival International du Film Fantastique, de Science-fiction et de Thriller de Bruxelles. Parler de monument n'est pas exagéré. En Belgique, aucun événement de cette envergure n'est aussi riche de sensations et de rencontres, aussi dépaysant pour le spectateur qui a vraiment l'impression d'être dans le spectacle. Après un quart de siècle d'existence, le festival affiche un bilan impressionnant et une grande vitalité. Il accueille 60.000 spectateurs et s'implique dans des activités multiples et variées:… Lire l'article
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28ème Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand du 27 janvier au 4 février 2006
Le palmarès des belges
Voilà trois années que La Boîte… Productions, dirigée par Arnaud Demuynck, trouve le chemin de la sélection nationale du Festival grâce à l’apport non négligeable des coproductions françaises. Trois années et trois succès. En 2004, Le Portefeuille de Vincent Bierrewaerts était couronné du Prix de la Meilleure Animation, tout comme Signes de Vie d’Arnaud Demuynck l’année dernière. Cette fois-ci, Chahut est honoré à deux reprises.
Cinergie : Surpris de recevoir le Prix du Jury Jeunes ?
Gilles Cuvelier :…
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Paroles intimes – Dialogues avec le cancer est un film à voir même si le sujet est tabou et fait peur dans notre société où la santé florissante, les corps musclés et sportifs sont devenus les icônes publicitaires d’une société dite d’abondance.
On y est dans la parole pas dans le discours.
Cinergie : Bénédicte, Jean-Paul et Marion sont dans un questionnement d’eux-mêmes par rapport à la vie mais pas du tout dans le moment de l’annonce de la maladie, le fatum… C’est frappant dans le film.Yves Dorme : Ils sont passés par là mais ont dépassé ce stade. Ce n’était d’ailleurs pas le sujet du film. Si…
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Fondée il y a 15 ans par Luc Jabon ( scénariste du Maître de musique (Gérard Corbiau) ou de Pure Fiction (Marian Handwerker), l’Association des Scénaristes de l’Audiovisuel s’est récemment dotée d’un nouveau président. Agé seulement de 31 ans, David Lambert est plein d’enthousiasme et connaît bien son dossier. Il suffit de le lancer, et il nous explique tout sur l’ASA - l'Association des Scénaristes de l' Audiovisuel.
Cinergie :Concrètement, « défendre les droits des scénaristes », comme vous l’annoncez, c’est défendre leurs droits d’auteur, à un niveau juridique, ou…
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Violences des échanges en milieu tempéré
Een Ander Zijn Geluk (Le Bonheur de l'autre) est le premier long métrage de Fien Troch, une jeune réalisatrice belge de 27 ans diplômée de la Sint Lukas Film University. Après quatre courts métrages qui ont remporté de nombreux prix, Een Ander Zijn Geluk a lui aussi fait le tour de bien des festivals avant de revenir de Thessalonique avec le prix du meilleur film, du meilleur scénario et de la meilleure actrice pour Ina Geerts. Entouré d'une extraordinaire troupe de comédiens, Le Bonheur de l'autre est un film choral et silencieux, l'histoire d'une petite communauté bouleversée par la mort d'un…
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Cinergie : Comment est née l’idée de faire un film sur la souffrance au travail ? Sophie Bruneau : Un film naît toujours de circonstances particulières. Dans le cas de Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés, notre dernier documentaire, l’idée du film s’est imposée après la lecture du livre de Christophe Dejours Souffrance en France. Ce livre fondateur part de la guerre économique pour montrer comment, avec l’avènement du néolibéralisme, le nombre de ses victimes a considérablement augmenté. Il met en évidence comment la peur et la menace de licenciement sont devenues des outils de management, et comment ces nouvelles formes de gestion…
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Congo River, le nouveau film de Thierry Michel, est un étrange voyage initiatique vers les sources du fleuve Congo, à la recherche de l’identité congolaise coincée entre les difficultés du quotidien, l’espoir toujours ravivé de lendemains plus heureux, et la coexistence de l’homme et d’une nature sauvage, démesurée mais somptueuse. Un kaléidoscope impressionniste, filmé à hauteur d’homme, qui évoque de multiples sujets et qui nous entraîne toujours plus loin au cœur du pays. Un voyage qui n’oublie pas non plus le passé, puisqu’il est entrecoupé de respirations provenant de films d’archives, fictions, documentaires datant de l’époque… Lire l'article
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Dans notre précédent webzine, nous vous avons présenté, Luc Besson, un Don Quichotte à Hollywood, coll. Carré Noir, Ed. Séguier de Frédéric Sojcher. Un livre qui tombe à pic à un moment où le cinéma européen, dopé par la diversité culturelle proposée à l’UNESCO, voit le nombre de spectateurs en salles diminuer. La diversité culturelle est-elle une illusion face aux règles du marketing ? L’alternative n’est-elle pas la co-production européenne et une politique plus volontariste de distribution entre pays européens. Entretien avec Frédéric Sojcher.
Cinergie : Dans ton livre, tu…
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Festival Premiers Plans AngersLeçon de Cinéma - François Weyergans.
"Je m'engage dans la grammaire, c'est déjà pas mal".
Présent à Angers au festival Premiers Plans où il présentait deux films, Béjart et Aline dans la section Figures libres, François Weyergans donnait une leçon de cinéma à la suite de la projection. Présenté par le directeur du Festival, Claude-Eric Poiroux, qui l'appelle "Veilleur Grave", la leçon commençait en retard, et tandis que les intervenants s'excusaient auprès du public, l'écrivain-cinéaste donnait le ton en avouant tout à fait ouvertement que ce retard était "un…
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Rouler dans la noirceur
Vêtu de noir, avec un masque de loup, les yeux maquillés au charbon, l'acteur français, Sagamore Stévenin répète sa scène sur le plateau de Cages, le premier long métrage du belge Olivier Masset-Depasse (voir l'entrevue dans notre webzine 100). Dans cette histoire d'amour passionnelle, son amante (Anne Coesens) le séquestre pour lui prouver son amour. L'acteur, d'habitude confiné à des rôles de beau gosse séduisant et séducteur, trouve ici l'espace pour exprimer une facette plus sombre de sa personnalité.
Cinergie : Comment avez-vous rencontré Olivier Masset-Depasse ? Sagamore Stévenin…
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Ses moustaches sont célèbres dans tout Bruxelles, sa passion du cinéma de création tout autant. Ce que l’on connaît moins bien est son parcours des salles de son Maroc natal à celles du Styx et de l’Actor’s Studio. Son passage à l’IDHEC et son désir de réaliser des films de photographier la vie avec une curiosité inlassable et de la raconter la capter avec des mots puisqu’il va bientôt publier un texte dans le premier semestre de cette année. A curieux, curieux et demi, Cinergie a voulu en savoir plus.Première expérience du cinéma au Maroc où il est né : « la première fois qu’on entre au cinéma en resquillant,…
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