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Dans le cadre de ses études à l'INSAS et de Regards Croisés, Léopold Legrand a posé ses valises à Lodz, en Pologne pour réaliser son court-métrage Angelika. Merveilleuse occasion pour ce jeune réalisateur de découvrir une autre façon de travailler, dans un autre pays, un autre contexte. Dans ce documentaire, récompensé par le jury de Cinergie au festival Filmer à Tout Prix 2017, Léopold Legrand dresse le portrait de la petite Angelika, une fillette de 7 ans placée dans une institution pour des raisons jamais clairement explicitées dans le film mais que l'on devine difficiles. Il suit le quotidien de cette petite héroïne vaillante qui rend fréquemment… Lire l'article
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Réalisateurs étiquetés cultes depuis la sortie de leur premier long-métrage, Amer en 2009, Hélène Cattet et Bruno Forzani se font une réputation à l'internationale pour leurs films ambitieux et expérimentaux, imprégnés de cinéma d'horreur et des « giallos » de Dario Argento. Après L’étrange couleur des larmes de ton corps, qui a confirmé leur statut de cinéastes à part (et à suivre), ils ont poursuivi leur chemin dans le cinéma de genre, cette fois avec un néo-western sanguinolent et halluciné : Laissez bronzer les cadavres. C’est à l’occasion de la projection du film, présenté… Lire l'article
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C’est de France et de nulle part ailleurs qu’est venue la reconnaissance critique. Godard et Truffaut, notamment, lui ont consacré des articles marquants et élogieux. Godard, l’a fait apparaître dans Pierrot le Fou et le comparait volontiers, d’un point de vue stylistique, à Gance, Stroheim et même Murnau. Truffaut, qui avouait volontiers avoir plus d’une fois copié ses effets de montage, disait de lui « Je sors toujours d’un film de Samuel Fuller admiratif et jaloux, puisque j’aime recevoir des leçons de cinéma. » La liste des admirateurs de Samuel Fuller s’allongera avec la génération suivante : Martin Scorsese déclare avoir été… Lire l'article
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Seule Contre Tous
« Kafkaïen », voilà l’adjectif auquel on pense durant le calvaire vécu par la jeune héroïne du quatrième film de Kaouther Ben Hania (Le Challat de Tunis). À la différence près que les romans angoissants de Franz Kafka se situaient dans une sorte de dystopie parallèle où l’absurde et le surréalisme étaient mis en avant, où le trait était grossi afin de démontrer que la bêtise et la bureaucratie (qui vont rarement l’un sans l’autre) détruisent inutilement des vies. En ces temps cyniques où l’on ne s’étonne plus de grand-chose, il est néanmoins difficile d’accepter que La…
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Illustration: Gwendoline Clossais
Dès le départ, les lettres blanches du générique écrites de manière manuscrite donnent à penser que le film va assumer une grande spontanéité entre les gens, leurs tons et les événements. Pour commencer, il y a la route à faire en voiture, vers le soleil, vers un rendez-vous, en descendant vers le Sud tandis que d'autres montent vers le Nord. En tant que saison, l'été n'est en fait qu'une petite pause temporelle sur un agenda. Ce sont trois mois comme pour les autres saisons mais ses caractéristiques ne durent pas autant de temps. On pourrait penser qu'elle s'invite à l'improvisation comme lorsqu'on manque…
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Frédéric Sojcher n'est pas seulement cinéaste. Le réalisateur de HH, Hitler à Hollywood est également enseignant à La Sorbonne où il dirige le master professionnel en scénario, réalisation et production depuis 2005. Il a également écrit et coordonné une vingtaine d'ouvrages sur différentes questions du cinéma : la mise en scène, la direction d'acteur, la production, etc. Aujourd'hui, il s'intéresse plus particulièrement au montage.
Cinergie: Quels sont les liens qui existent entre réalisateurs et monteurs ? Comment se répartissent-ils le travail ? Comment l'écriture se définit-elle lors du montage ? Comment…
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L’édition du DVD
En 1992, Boris Lehman publiait chez Yellow Now un ouvrage d'une cinquantaine de pages qu'il intitulait Patrick Van Antwerpen. Cinéaste (1944-1990). Il définissait l’œuvre du cinéaste en ces termes : « Oscillant entre le reportage et la fiction, le film de commande et le film d'auteur, il a su mettre en évidence certains de nos comportements les plus quotidiens, les plus révélateurs, en composant une œuvre originale, par petites touches truculentes, incisives et caustiques. Ses films sont tantôt des pochades et tantôt des poèmes, drôles et pathétiques, parfois loufoques ou satiriques, toujours tendres et pudiques. Patrick Van Antwerpen…
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Illustration : Gwendoline Clossais
On découvre d'abord, fumant une clope au volant de sa voiture, un premier personnage tatoué aux airs de caïd. Puis, à la séquence suivante, un second, plus vieux, aux cheveux et à la barbe gris qui entre dans un studio d'enregistrement. Il constate qu'une bande son tourne et que des appareils sont allumés. Contrarié, il appelle alors un troisième homme qui est allongé là sur un canapé un casque sur les oreilles, Murphy, et le vire aussitôt du studio.Murphy est un type enveloppé plutôt bizarre qui s'est visiblement déjà introduit plusieurs fois dans le bâtiment pour écouter des bandes son. Arrive alors…
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L’invention de soi
« L’identité, c’est advenir. Comment faire pour être plus proche de soi, avec les moyens à disposition. L’identité est une invention de soi. » Cette recherche d’identité fournit l’une des clés de l’œuvre de Loredana Bianconi.Chacun de ses films y répond et s’organise en un récit dont les formes, parfois complexes, traduisent une expérimentation liée au réel. On ne peut donc pas parler d’un style unique, mais d’une diversité de formes cinématographiques, allant du témoignage à la fiction, en passant par la construction et la mise en scène du documentaire. La cinéaste effectue…
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Un cinéma en état d'expansion
Sept longs-métrages, bientôt huit, forment la filmographie déjà bien assise de Joachim Lafosse. À travers ce documentaire, ce geste d'admiration autant que d'exploration, Luc Jabon s'empare de ces films et en dévoile les profondeurs intimes. Interventions des collaborateurs réguliers, images de tournages et extraits ciselés se mêlent au lien bien personnel de Jabon avec l'oeuvre de Lafosse : un cinéma en état d'expansion.
Le film s'ouvre sur quelques mots, sous quelques mots pourrait-on dire. Par une voix off qui rapidement se tait pas loin d'une heure, jusqu'à la fin du film où - obligée de reprendre…
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Un sacré train de vie
Un plan-séquence décoiffé et décoiffant s'ouvre comme on ouvre des yeux ensommeillés et fait défiler une série de stratagèmes de réveil plus farfelus les uns que les autres. Au saut du lit, attiré par l'odeur du café, secoué, agressé, le dormeur parcourt son chemin matinal – sa routine – dans une maison toute mécanisée à la manière d'un train électrique, vivante et assassine qui, à tout instant, menace de l'ébouillanter, l'assommer, l'écraser, l'embrocher...Le réveil est vital et le café a un goût d'urgence pour notre bâilleur traînard,…
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Journaliste et réalisateur de documentaires, Olivier Vandersleyen nous livre un documentaire riche en témoignages. Se qualifiant lui-même de mineur, le réalisateur a choisi l’Egypte pour poser sa caméra et il s’attaque à un objet marquant de l’histoire égyptienne : La Stèle de la Tempête. Il dit vouloir faire la part des choses entre mythe fondateur (la Bible) et vérité historique.
En 1947, la mission française a découvert la Stèle de la Tempête à Karnak, en Egypte. Commanditée par le pharaon Ahmosis il y a 3500 ans, elle permettrait de comprendre les conséquences climatiques, économiques, démographiques, politiques et historiques…
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La première "dramédie" de la RTBF se paufine
Alors que la RTBF se félicite déjà du retentissement général et des audiences d'Unité 42, sa troisième série diffusée après La Trêve et Ennemi Public, sa nouvelle, Champion, se tourne en ce moment à Bruxelles jusqu'en janvier. Avec Mourade Zeguendi (Les Barons, Dikkenek...) dans le rôle-titre.Petit état des lieux lors de notre passage au Stade Roi Baudouin, puisqu'il s'agit là d'une comédie dramatique – ou une dramédie, selon le terme en vogue – qui baigne dans le monde du football. Celle-ci devrait être prête au printemps, à l'aube de la prochaine Coupe du…
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La politique du « donnant-donnant » de "DE STUDIO"
Remplir des salles de cinéma est aujourd’hui un vrai défi. Afin de se faire une idée du paysage des exploitants en Flandre, Filmmagie a rencontré un large éventail d’acteurs travaillant dans ce domaine, allant de l’individu projetant des films dans sa maison aux ciné-clubs et cinémas d’art et essai, en passant par les multiplexes. Episode 4 : DE Studio
On le constate tout de suite quand on entre dans le bâtiment de DE Studio à la Mechelseplein à Anvers : cet imposant bâtiment ancien témoigne de sa richesse d’antan, mais également d’une certaine modernité, avec une grande variété…
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C’est sur un Romain Gary affaibli mais couronné d’honneur que s’ouvre le film d’Éric Barbier. Ayant atteint la renommée littéraire et politique qui lui était depuis si longtemps promise, l’écrivain français est en train de mettre les dernières touches à La Promesse de l’aube, son livre consacré à celle à qui il doit toutes ses gloires : sa mère. Il est clair que l’écriture de cette œuvre est pour lui un geste artistique et personnel fort. C’est à la fois un acte d’humilité, puisque le romancier récompensé d’un Goncourt quatre ans plus tôt confesse une part d’intimité jusque-là… Lire l'article